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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 07:02

Votre chien est-il déprimé ?

Toutou n’est pas comme d’habitude, il a une baisse de moral.

Même si notre législation et les mentalités ne l’ont pas encore totalement intégré, la science l’a prouvé : les chiens ressentent des émotions. Comme nous ils peuvent être sujets aux variations liées à de nombreux facteurs internes (âge, état de santé, hormones…) et externes, comme l’environnement, la saison, et la relation avec leurs propriétaires. Ils peuvent être en forme étincelante un jour, et plutôt apathiques le lendemain.

Déprimé ou déstabilisé ?

Fabienne m’a contactée car elle se fait du souci pour sa Gipsy. Suite à des changements qu’elle a été contrainte de mettre en place dans le quotidien de sa chienne, cette dernière montre des comportements qui lui font craindre que sa meilleure amie déprime. Elle a moins d’entrain pour les promenades, joue peu, semble trop calme.

Les signes qui alertent

Pour savoir si votre compagnon canin est concerné, observez-le attentivement. Une anomalie dans son comportement habituel, des attitudes qu’il n’avait jamais produites auparavant doivent vous alerter, surtout si elles se prolongent. Un chien qui se met à l’écart, qui a un regard éteint, manque d’enthousiasme, ne joue plus, cherche à se soustraire aux contacts alors qu’il les appréciait doivent vous conduire chez son vétérinaire. Tous ces indices peuvent aussi amener sur la piste d’une douleur ou d’une difficulté d’adaptation. Il peut être déstabilisé (comme Gipsy), malade, provisoirement angoissé, il n’y a pas que la dépression qui peut expliquer les postures décrites plus haut.

Comment l’aider

Une fois qu’aucune maladie n’a été identifiée et si les problèmes persistent, il y a de nombreuses astuces que l’on peut mettre en place pour aider le chien.

Pour commencer un enrichissement de son quotidien peut améliorer très significativement les choses.

Apporter de nouveaux jouets (bien choisir les types d’objets qui le mettent en joie), lui offrir une nourriture plus appétissante pour augmenter son plaisir au nourrissage (ajouter du jambon, du blanc de poulet, quelques morceaux de fromages… si cela ne génère pas de troubles digestifs chez lui), lui proposer des sorties plus nombreuses (mêmes courtes !), des promenades dans de nouveaux lieux pour qu’il explore olfactivement, et des rencontres avec d’autres chiens s’il les apprécie.

L’idée est de lui redonner de l’énergie, et grâce aux activités hédoniques, de grands progrès peuvent apparaitre.

Derniers conseils

Afin de ne pas générer de nouveaux problèmes, il est utile de conscientiser ce que l’on met en place. Il est notamment nécessaire d’éviter de trop cajoler le chien, de le prendre soudainement dans le lit avec soi, de le porter sans cesse, sinon il y a risque de tomber dans d’autres travers, comme la dépendance affective, l’incapacité à rester seul, le besoin constant d’action.
L’idée est de trouver un équilibre entre la stimulation du sujet perturbé et la modération. Mon conseil pour Gipsy et ses congénères atteints du même mal, sera donc de trouver ce qui la comble et de le lui offrir… sans excès.

Laurence Bruder Sergent

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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