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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 18:07

Les heureux acquéreurs de jeunes chiens ne sont pas toujours au courant de ce qui les attend.

 

Gérald est un chiot spécial d’après son gardien : il a une névrose avec les chaussons, les câbles électriques et les arrosoirs. Cachou est décrit comme hyper actif, il jappe sans cesse, demande des caresses en permanence, n’arrive pas à rester calme 5 minutes lorsqu’il y a des visiteurs à la maison. Il court dans tous les sens, le moindre papillon suicidaire le met dans tous ses états.

Quant à Trax, son maître est ravi par son tempérament : à quatre mois il est déjà propre, il sait se tenir en société, ne dérange jamais, reste à sa place même avec les autres chiens qu’il évite pour ne pas créer de problèmes. Le chiot parfait ?

 

Les attitudes normales des jeunes

 

Il n’est pas évident pour les humains de se souvenir que les individus juvéniles ont des comportements spécifiques : ils entreprennent, testent, se trompent, observent, retiennent, recommencent. Les grignotages des objets qui se trouvent à proximité sont nombreux et normaux ! Ils satisfont leur curiosité avec tous les outils sensoriels dont ils disposent : leurs regards, leurs dents, leurs pattes, leurs truffes, leurs bonds et leurs vocalisations s’exercent à chaque instant.  Tant Gérald que Cachou, nos compagnons canins ont des postures de curiosité et de prises d’initiatives légitimes aux regards de leurs âges et des situations qu’ils doivent vivre pour devenir des adultes autonomes. On apprend en vivant des expériences, c’est exactement ce que ces chiots font.

Trax retient davantage mon attention car sa placidité et ses positions en retrait ne sont pas tout à fait compatibles avec sa période de croissance. Il devrait être en train de faire ce que nous appelons des bêtises (alors que ce sont des attitudes normales). Il devrait agacer ses propriétaires, les forcer à ne pas céder à l’énervement et à réfléchir à la meilleure manière de l’aider à bien grandir. Au lieu de cela, il est raisonnable alors qu’il devrait être un « chiot catastrophe ».

 

Socialisation ?

 

Le fait d’apprendre les modalités d’interactions avec les congénères et les humains et les comportements adaptés en société s’appelle le processus de socialisation. Comme pour nos enfants, cette période riche en expérimentations et en mémorisations passe par différentes étapes et les prises d’initiatives en font partie. Les destructions, les agitations, les aboiements, les tentatives diverses qui nous poussent régulièrement dans nos retranchements font partie des comportements normaux et souhaités pour qu’ils apprennent les règles et les limites de la cohabitation avec les humains. Inutile de le leur reprocher, c’est à nous de nous adapter et d’anticiper.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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