Le travail du comportementaliste en pratique

Voici la façon dont certains travaillent, y compris moi-même, sachant qu’elle n’est nullement commune à tous les comportementalistes, chacun étant libre de procéder à sa guise.

 

Un entretien avec un comportementaliste ?

Le comportementaliste peut proposer de se rendre à votre domicile ou de vous recevoir dans son cabinet. Cela dépendra de son appréciation de la situation en fonction de ce que vous lui aurez relaté lors de votre première conversation (généralement téléphonique).

 

Au cours du premier entretien, il est utile que toutes les personnes qui vivent avec le chien soient présentes (sauf les enfants en bas âge, pour qui la durée peut être difficile à supporter).

La notion d’écoute du récit des consultants est primordiale : c’est dans la description faite par les propriétaires que le comportementaliste trouvera les pistes et hypothèses à étudier pour comprendre pourquoi, selon lui, la relation s’est détériorée, et proposer des aménagements relationnels qui modifieront les comportements-réponses du chien.

 

Au commencement de l’entretien, il est utile d’observer les attitudes du chien durant les rituels classiques d’accueil d’un convive dans le foyer (si l’entretien se déroule au domicile des clients) ou la manière dont il investit l’espace et fait connaissance avec l’inconnu (si cela se passe chez le comportementaliste).

Certains chiens aboient, sautent, attrapent les vêtements ou le sac des visiteurs, posent leurs pattes sur le bureau du comportementaliste, bondissent sur les murs, s’accrochent partout où ils trouvent prise, se positionnent sur les genoux ou tentent de monter sur le canapé où l’assemblée a pris place, etc.

D’autres restent tranquillement dans leur panier et ignorent ostensiblement le nouveau venu, se couchent dans un coin durant toute la conversation.

Les maîtres réagissent ou ne réagissent pas. Leur attitude montre dès le départ leur contrôle ou non contrôle de leur chien, leur souhait de contraindre le chien ou de la laisser faire. Ce sont des renseignements très utiles pour l’observateur averti ! Le comportementaliste questionnera ensuite les propriétaires pour vérifier si ses perceptions sont conformes à la réalité.

 

Il est important de poser des questions sur la chronologie de la survenue des évènements, la provenance de l’animal, son arrivée et son adaptation dans la famille, l’âge auquel il a été adopté, le moment auquel les propriétaires se sont rendus compte qu’il y avait un problème, et s’ils s’en souviennent, sa date approximative d’apparition. On cherchera à comprendre quelle est l’histoire du chien, son profil psychologie, sa gestion émotionnelle, son tempérament, mais aussi ses habitudes, les occasions qu’il a de s’occuper ou de faire de l’exercice, ses petites manies. Tous ces renseignements sont utiles pour comprendre ce qui se passe !

 

A la fin du premier entretien, il est déjà possible de proposer quelques aménagements dans la vie quotidienne, afin de rendre la situation plus claire pour tout le monde, et de voir comment l’animal y réagit.

 

Lors des rendez-vous suivants s’il y a lieu d’en avoir, nous faisons le bilan de l’évolution de la situation. Qu’est-ce qui a fonctionné dans les conseils donnés et qu’est-ce qui n’a pas marché ? Comment le chien a-t-il réagi ? Quels conseils n’ont pas été appliqués, y en a-t-il qui ont posé problème ?

Quelle est l’attitude générale du chien ? Son caractère a-t-il évolué ? Et la famille, comment s’habitue-t-elle aux changements ?

 

Des ajustements sont souvent nécessaires, mais on voit généralement dès le second entretien, de sensibles améliorations. Il reste alors à donner les conseils « d’entretien », afin de continuer sur la voie engagée et motiver les propriétaires à continuer leurs efforts.

 

 

   

  

En combien de temps un problème peut-il être réglé ?

 

C’est une question fréquemment posée, mais à laquelle il est impossible de répondre à l’avance : chaque individu aura sa propre manière de réagir aux changements proposés. L’investissement de chacun des membres est indispensable si l’on veut voir une relation changer solidement et durablement.

S’il en est un qui fait obstacle ou refuse d’appliquer certains conseils, la thérapie peut prendre beaucoup plus de temps ou malheureusement, être un échec.

 

Ceci dit, dans la majorité des cas, il faut compter sur deux à trois entretiens pour voir une situation se réorganiser et s’harmoniser, grâce aux efforts de tous.


 


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Une rencontre inamicale entre chiens

 

 

Nous avons évoqué dans notre dernier article les situations de rencontres amicales de chiens au cours des promenades. Voyons aujourd’hui le cas où les animaux en arrivent à l’affrontement et l’attitude à tenir pour les éviter.

 

Pour cause de sociabilité réduite ou inexistante, de capacité à vivre avec d’autres chiens non apprise, par peur, parce que chacun veut avoir le dessus sur l’autre, pour avoir été mordu ou avoir vécu une situation traumatique, et pour tous types d’autres raisons, certains chiens ne sont pas capables de croiser des congénères sans heurts. Comme conséquences, on obtient des altercations de niveau de violence variable, de gravités plus ou moins sévères, toujours impressionnantes pour les humains alentour.  L’appréhension de croiser un autre chien alors que l’on chemine avec le sien peut gâcher les sorties.

 

Quand c’est l’autre chien qui pose problème

 

Si vous croisez un chien inconnu à l’attitude incertaine, ou l’ « ennemi » du vôtre, la plus sage attitude est de changer de trajectoire. Il n’est en effet pas nécessaire de s’obstiner dans la direction qui représente un risque, si l’on n’est pas certain de contrôler la situation. Il est aussi fortement déconseillé de prendre son chien dans les bras, car le risque de voir bondir l’autre animal sur soi, d’être déstabilisé, voire de se faire mordre, existe réellement.

Malheureusement cette proposition de contourner le problème comporte des inconvénients, notamment celui d’empêcher les contacts avec un autre chien, et aussi le fait qu’il risque de faire l’apprentissage que ses congénères sont des ennemis, puisqu’on les évite systématiquement. C’est pour cela qu’il est utile de lui proposer des occasions d’interactions, dans des lieux où la sécurité est meilleure, et les camaraderies possibles.

 

Si c’est votre chien le responsable

 

Dans le cas où votre animal présente un des troubles évoqués ci-dessus, il s’agira d’avoir identifié précisément lequel, pour pouvoir éventuellement le corriger.

En participant à des séances collectives, on peut apprendre ou réapprendre à des chiens la sociabilité. Sous certaines conditions, certes, et avec une surveillance de professionnels avertis, on peut obtenir de bons résultats. En tous les cas, lorsqu’il s’agit de chiens très agressifs envers leurs congénères, il faut tenter quelque chose, en premier lieu pour protéger autrui, mais aussi pour se faciliter la vie et l’aider à vivre mieux les rencontres.

 

Laurence Bruder Sergent

www.comportement-canin.com

 


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Bonjour à tous,

 

 

En avant première, voici le programme du prochain stage organisé en Alsace par Operrha Grand Est les 30 31 Octobre et 1er Novembre et 27 et 28 Novembre 2010.

 

Il s’agit d’apprendre à maîtriser la photographie numérique et le traitement des images avec un logiciel de type photoshop.

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Vous êtes-vous déjà désolé de ne pas avoir réussi à saisir un moment particulier de votre vie ?

Avez-vous pesté contre les mauvais cadrages, les yeux rouges de votre sujet, la lumière manquante sur vos clichés ?

Avez-vous de la peine à traiter vos photos pour les intégrer sur votre site Internet ou votre carte de vœux ?

 

Ce sont les objectifs de ce stage en deux temps, animé par un graphiste. Les prises de vues se feront « en direct » par les participants avec leur propre matériel et les corrections seront effectuées lors de la seconde partie de la formation. Les apprenants seront ainsi autonomes pour réaliser leurs propres montages par la suite.

 

Le stage est conçu pour tout public, mais les places sont limitées. Il est donc nécessaire de réserver la vôtre au plus vite…

 

N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement, sur le site  www.formationcomportementaliste.com ou par email : contact@formationcomportementaliste.com.

 

 

 

La photographie a été effectuée par François Lobert


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 banniere syrius regards 

 

 

 

 

 


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Il ne m’écoute plus quand il croise un autre chien

 

Une autre facette des sorties avec son meilleur ami est dévoilée cette semaine, par la comportementaliste Laurence Bruder Sergent.

 

La contrariété peut nous gagner lorsque l’on aperçoit au loin un chien en liberté, et que l’on est soi-même en train de cheminer avec son animal. Va-t-il y avoir à la clef une interminable partie de bonds, jappements et poursuites, des aboiements de peur, une fuite ventre à terre de notre Milou ?

Ecartons de cet article le cas de figure où les chiens se montreraient menaçants l’un envers l’autre, pour nous centrer sur une rencontre amicale. 

« Je ne l’intéresse plus quand il voit un autre chien », entend-on de la bouche de nombreux propriétaires.

 

Il m’aime moins que les autres chiens ?

Certes, il ne revient pas facilement à votre appel, car il est intégralement concentré sur son vis-à-vis, momentanément. La présence d’un compère lui est en effet précieuse et bénéfique. Partageant les mêmes codes sociaux de fonctionnement et de comportement, son semblable lui ressemble plus que vous.

Il ne joue pas de la même manière avec lui, ses communications (sonores, posturales, mimiques et regards, marquages…) ne sont pas aussi significatives pour vous que pour son congénère. Même ses avertissements et ses soumissions sont mieux identifiés par un autre chien.

Pour autant il n’y a pas lieu de conclure qu’il préfère la compagnie d’un autre chien à la vôtre, il vous est attaché en premier lieu. Il n’y a que vous qui connaissez son caractère, ses qualités et ses manies et c’est finalement avec vous qu’il repartira.

 

Que faire ?

Si votre chien est sociable et que les circonstances s’y prêtent, il y a tout lieu de laisser les deux animaux partager un moment en liberté surveillée. Ayant pu l’un et l’autre s’adonner à un échange qui les satisfait pleinement, ils seront plus coopérants lorsqu’il sera temps de partir (à condition qu’on leur en ait laissé la possibilité quelques minutes). A l’inverse, plus on les retient et les empêche d’aller voir leur vis-à-vis, plus ils vont tirer pour le rejoindre.

Communiquer olfactivement est indispensable (voir article du 11 juillet) mais n’est pas suffisant pour le chien : vous n’aimeriez pas sentir tous les jours un parfum enchanteur, avoir une fois l’occasion d’y goûter et qu’elle vous soit refusée…aussi est-il souhaitable, lorsque les circonstances se présentent, de saisir cette chance pour offrir quelques moments d’amusement à votre chien, avec un autre chien.

 

Laurence Bruder Sergent

www.comportement-canin.com

 

Dans quinze jours, conseils pour gérer une rencontre tendue avec un autre chien

 


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"L'âge de l'empathie" de Frans de Waal

 

Editions les liens qui libèrent


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Accaparés par nos impératifs divers, le temps de sortie de notre chien est souvent compté à la minute près.

 

Nous avons déjà traité ici des difficultés à tenir son chien en laisse, quand il s’obstine à tracter son propriétaire. Une autre problématique fréquente, est le comportement de flairage : certains chiens s’arrêtent très souvent, la truffe au sol, durant de longues secondes.

 

Un comportement vital pour lui

A la décharge du chien, on dira que son odorat est le sens le plus performant, et que grâce à son organe de Jacobson (c’est une partie de la truffe), appelé aussi voméro nasal, il reçoit quantités d’informations de son environnement. Ce qui, pour nous, ne signifie rien, est pour lui un livre ouvert sur tout un monde de perceptions.

Les humains reconnaissent les odeurs qui sont reliées à une trace dans leur mémoire (senteurs, saveurs, nourriture, arômes, etc.). Notre compagnon, lui, possède un pouvoir plus performant grâce à un nombre de récepteurs sensoriels dix fois plus grand.

 

Récepteur et émetteur

Ces capacités lui permettent d’identifier  les émanations du sol, quelque soit le substrat, sur lequel des traces olfactives sont laissées par d’autres animaux, les végétaux, les passants, véhicules, etc.

Il est non seulement récepteur, mais aussi émetteur. Par la communication olfactive et chimique (urines et excréments, sécrétions hormonales, marquages, grattages, etc.), il laisse lui aussi des traces aux autres de son passage, il communique.

 

Ne pas empêcher

Il est vivement conseillé de ne pas empêcher son chien de recueillir ces informations, car c’est vital pour lui : imaginez que l’on vous détourne de la possibilité de communiquer avec vos congénères. Ce manque total de stimulations vous rendrait sans doute malheureux, frustré, en quelque sorte « en manque » d’échanges et d’interactions humaines.

Pour autant, il est nécessaire de gérer au mieux ces moments, sous peine de rendre la vie impossible au maître, comme au chien. A force d’être retenu, tiré, interdit de l’acte de sentir, il risque de mettre tout en œuvre pour s’adonner quand même, sous quelque forme que ce soit, à ce besoin viscéral qui est en lui. Quant au propriétaire, il n’aura plus aucun goût de partir en promenade dans ces conditions.

 

Alterner

Pour rendre ce moment plus agréable, chacun met en œuvre sa propre solution. Certaines personnes lâchent leur chien et continuent à avancer sans s’en soucier car il les rejoint finalement très vite. Il faut bien sûr que les conditions de sécurité maximale soient rassemblées. D’autres s’arrêtent et laissent le chien vaquer à ses occupations le temps qu’il le décide.

On peut aussi alterner les moments de marche avec le chien en laisse, et les instants de pause, où on le laissera sentir (libre si possible) à sa guise. Il faut veiller à ce que le temps soit assez long : il ne peut pas aller au bout de son comportement de flairage en 3 secondes, il lui en faut davantage. A nous de prévoir ce temps dans les promenades ! Après tout, cela peut être un moment de repos pour l’humain, un moyen de boire un peu d’eau, de prendre des photos de la nature ou de profiter du paysage…

 

Laurence Bruder Sergent pour les Dernières Nouvelles d'Alsace

www.comportement-canin.com


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Le chien parfait

 

Chacun a sa propre représentation de ce qu’est un chien bien élevé.

 

Quel plaisir de croiser un chien bien dans sa peau ! Agréable, jovial et joyeux, à l’aise en toutes circonstances, il sait se tenir calmement en société et accompagne ses propriétaires partout où il est possible d’emmener son chien. Il ne vocifère pas toute la journée, n’agresse pas les passants ou les autres chiens, ne creuse pas de trous dans le jardin, ne fugue pas, ne poursuit pas les voitures ou les cyclistes, supporte les enfants, respecte les meubles de la maisonnée…

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Cela ne se fait pas tout seul

Un bon comportement n’est pas inné. Les maîtres doivent donner de leur temps et mettre leur motivation en action pour familiariser leur chien à tous types de situation, le dresser avec patience et bienveillance, lui procurer les sorties dont il a besoin.

Il est aussi important que le chien apprenne que les humains sont sympathiques et agréables à côtoyer, que les autres chiens sont des partenaires de jeux ou de promenades formidables, et c’est par les expériences favorisées par leurs propriétaires qu’il en fera l’apprentissage.

S’il doit cohabiter avec d’autres espèces, comme les chats, les rongeurs ou les oiseaux en cage, il faudra lui faire connaitre dès son plus jeune âge, afin que l’imprégnation se fasse le plus précocement et durablement possible.

 

Un bon comportement à entretenir quotidiennement

Une fois que le chien est enfin mature, il faudra entretenir ses bonnes attitudes, tout au long de sa vie. Croire que l’on est arrivé au bon résultat, que c’est définitif et durable, que l’on est sorti des tracas de la croissance du chiot en plein devenir, et s’arrêter là, serait une erreur.

Le chien parfait n’existe pas, il l’est parce qu’on l’y a aidé, ou pas. Mais à vrai dire, le maître irréprochable non plus.

 

Laurence Bruder Sergent

www.formationcomportementaliste.com


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