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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 10:01

Le travail du comportementaliste en pratique

Voici la façon dont certains travaillent, y compris moi-même, sachant qu’elle n’est nullement commune à tous les comportementalistes, chacun étant libre de procéder à sa guise.

 

Un entretien avec un comportementaliste ?

Le comportementaliste peut proposer de se rendre à votre domicile ou de vous recevoir dans son cabinet. Cela dépendra de son appréciation de la situation en fonction de ce que vous lui aurez relaté lors de votre première conversation (généralement téléphonique).

 

Au cours du premier entretien, il est utile que toutes les personnes qui vivent avec le chien soient présentes (sauf les enfants en bas âge, pour qui la durée peut être difficile à supporter).

La notion d’écoute du récit des consultants est primordiale : c’est dans la description faite par les propriétaires que le comportementaliste trouvera les pistes et hypothèses à étudier pour comprendre pourquoi, selon lui, la relation s’est détériorée, et proposer des aménagements relationnels qui modifieront les comportements-réponses du chien.

 

Au commencement de l’entretien, il est utile d’observer les attitudes du chien durant les rituels classiques d’accueil d’un convive dans le foyer (si l’entretien se déroule au domicile des clients) ou la manière dont il investit l’espace et fait connaissance avec l’inconnu (si cela se passe chez le comportementaliste).

Certains chiens aboient, sautent, attrapent les vêtements ou le sac des visiteurs, posent leurs pattes sur le bureau du comportementaliste, bondissent sur les murs, s’accrochent partout où ils trouvent prise, se positionnent sur les genoux ou tentent de monter sur le canapé où l’assemblée a pris place, etc.

D’autres restent tranquillement dans leur panier et ignorent ostensiblement le nouveau venu, se couchent dans un coin durant toute la conversation.

Les maîtres réagissent ou ne réagissent pas. Leur attitude montre dès le départ leur contrôle ou non contrôle de leur chien, leur souhait de contraindre le chien ou de la laisser faire. Ce sont des renseignements très utiles pour l’observateur averti ! Le comportementaliste questionnera ensuite les propriétaires pour vérifier si ses perceptions sont conformes à la réalité.

 

Il est important de poser des questions sur la chronologie de la survenue des évènements, la provenance de l’animal, son arrivée et son adaptation dans la famille, l’âge auquel il a été adopté, le moment auquel les propriétaires se sont rendus compte qu’il y avait un problème, et s’ils s’en souviennent, sa date approximative d’apparition. On cherchera à comprendre quelle est l’histoire du chien, son profil psychologie, sa gestion émotionnelle, son tempérament, mais aussi ses habitudes, les occasions qu’il a de s’occuper ou de faire de l’exercice, ses petites manies. Tous ces renseignements sont utiles pour comprendre ce qui se passe !

 

A la fin du premier entretien, il est déjà possible de proposer quelques aménagements dans la vie quotidienne, afin de rendre la situation plus claire pour tout le monde, et de voir comment l’animal y réagit.

 

Lors des rendez-vous suivants s’il y a lieu d’en avoir, nous faisons le bilan de l’évolution de la situation. Qu’est-ce qui a fonctionné dans les conseils donnés et qu’est-ce qui n’a pas marché ? Comment le chien a-t-il réagi ? Quels conseils n’ont pas été appliqués, y en a-t-il qui ont posé problème ?

Quelle est l’attitude générale du chien ? Son caractère a-t-il évolué ? Et la famille, comment s’habitue-t-elle aux changements ?

 

Des ajustements sont souvent nécessaires, mais on voit généralement dès le second entretien, de sensibles améliorations. Il reste alors à donner les conseils « d’entretien », afin de continuer sur la voie engagée et motiver les propriétaires à continuer leurs efforts.

 

 

   

  

En combien de temps un problème peut-il être réglé ?

 

C’est une question fréquemment posée, mais à laquelle il est impossible de répondre à l’avance : chaque individu aura sa propre manière de réagir aux changements proposés. L’investissement de chacun des membres est indispensable si l’on veut voir une relation changer solidement et durablement.

S’il en est un qui fait obstacle ou refuse d’appliquer certains conseils, la thérapie peut prendre beaucoup plus de temps ou malheureusement, être un échec.

 

Ceci dit, dans la majorité des cas, il faut compter sur deux à trois entretiens pour voir une situation se réorganiser et s’harmoniser, grâce aux efforts de tous.


 

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Published by LBS
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