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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 15:43

 

Pensant trouver les meilleures solutions auprès de professionnels vantant des méthodes modernes « douces » ou « positives », les propriétaires de chiens se trouvent pourtant, parfois  témoins de comportements inquiétants.

 

Deux vidéos ont récemment suscité l’émoi sur les réseaux sociaux. On y voit une éducatrice malmener

très sévèrement un chiot lors de deux séances de « dressage » jusqu’à un point assez difficile à regarder sans se détourner. Les commentaires assassins ou élogieux, de tous ordres et de tous niveaux de rationalité, se sont ensuite répandus comme une pandémie sur le net.

 

Des interprétations orientées…


Certains estimaient que les propriétaires étaient coupables d’excès de confiance puisqu’ils avaient laissé faire l’éducatrice sans douter de ses compétences ni s’indigner. Cet argument est bien entendu irrecevable puisque tout professionnel engage sa responsabilité en exerçant son métier, et encore plus s’il franchit des limites éthiques et légales pourtant théoriquement inviolables. Les clients ne furent donc ici responsables de rien.

 

…ou erronées


D’autres minimisèrent l’évènement car des dizaines d’autres séances d’éducation canine dirigées par cette professionnelle se seraient déroulées sans heurts apparents pour les animaux concernés. Méfions-nous de ce point de vue qui tente de nous faire croire que deux maltraitances avérées ne nécessitent pas de s’insurger si vite et si fort. Il est pourtant évident que si : aucune violence physique, psychique ou émotionnelle ne doit être tolérée ni acceptée, qu’elle se soit produite une ou mille fois.

 

Remettre les choses à leurs places


Un autre point de vue a fait valoir le fait qu’il faut bien des personnes pour se « salir les mains » et récupérer les conséquences des actions des intervenants précédents. On sous-entend par là qu’une personne (propriétaire, dresseur, éleveur…) a  généré les attitudes observées aujourd’hui, et que, la fin justifiant les moyens, on ne peut pas faire autrement que d’intervenir vigoureusement sur le chien pour le remettre dans le droit chemin. Cette hypothèse  non plus n’est pas acceptable ! Est-il cohérent d’agir de la même manière que ces prédécesseurs supposés pour rattraper les incompétences dont ils auraient été auteurs ?!

 

Des pratiques toujours en vigueur


Ce déplorable évènement n’est malheureusement pas isolé. Maltraiter le chien en l’étranglant, en l’électrocutant, en lui faisant porter un collier à pointes, en le frappant, en l’obligeant « à se soumettre » par tous les moyens, ou, plus pernicieux, en le privant de liberté ou de contacts… sont des attitudes encore trop fréquentes vues dans les milieux canins. Elles peuvent même être enseignées par des écoles françaises et étonnamment, ces accessoires de torture sont toujours en vente dans le commerce à côté de chez vous ! Où est la logique dans un pays qui sanctionne parfois les personnes coupables de maltraitances ?

 

La responsabilité de chacun s’engage


Détenteur d’animaux, refusez d’être complice passif, n’acceptez plus que l’on tyrannise votre meilleur ami sous prétexte de l’éduquer.

Quant à nous, professionnels, ne cédons sous aucun prétexte aux tentations de brutalités dont les résultats sont plus rapides certes, mais à moyen terme psychologiquement destructeurs, et dans l’instant déontologiquement et humainement intolérables.

 

 

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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