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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 13:10

Il a un handicap

 

La prise en charge de nos amis diminués implique des mesures adaptatives.

chien handicaplight

Les chiens qui souffrent d’une forme de handicap ne sont pas si rares. A cause de l’âge, d’un accident ou d’une maladie, des séquelles peuvent impacter leur vie de tous les jours. En effet, lorsqu’un animal ne voit pas bien ou n’entend rien, qu’il se déplace lentement à cause d’une déficience physique, sa réactivité n’est pas la même que celle d’un sujet en bonne santé.

Le handicap est surtout dans notre regard

Un  aspect morphologique peu plaisant, une cécité ou une surdité (si on en a connaissance), parfois une patte en moins, influencent indéniablement le regard que l’on porte sur nos animaux. Entre le dégout et la pitié, l’excessive vigilance ou la négligence de leurs réalités, nos comportements envers eux ne sont assurément pas les mêmes qu’avec un chiot plein d’entrain et de joie de vivre. Il est cependant à considérer que c’est surtout notre manière de voir l’animal qui le limite encore plus.

Une adaptation naturelle pour lui

De son côté, il s’adapte et prend très vite de nouvelles habitudes, s’ajuste en temps réel aux contraintes de son environnement. Il anticipe autant que possible, prend des repères et développe des vigilances qu’il n’avait pas auparavant. Même avec une patte en moins, il peut jouer avec les congénères et s’arrange au mieux.
Dans le cas où il est né ainsi, il n’a donc pas connu d’autre état que celui qui est le sien aujourd’hui, et ne sait pas qu’une autre manière de vivre existe.
S’il est sourd, il observe en permanence ses propriétaires et les autres êtres vivants qui se trouvent autour de lui pour détecter leurs demandes et interdictions, mais aussi les moments où lui peut obtenir quelque chose.
Aveugle, il écoute davantage ce qui se passe à ses côtés, avance prudemment, touche du museau les objets qui se trouvent en travers de son chemin.
S’il est handicapé physiquement, il évite les obstacles trop difficiles à franchir, s’assied et se couche comme il peut, se déplace à son rythme.

Différents niveaux de faiblesses

Psychologiquement atteint, il trouvera de lui-même ses zones de confort et les activités qui lui correspondent.
Evidemment nous parlons d’un sujet qui n’a pas de douleur particulière ou de pathologie nécessitant des soins, car si c’est le cas seul le vétérinaire pourra intervenir et proposer des solutions pour le soulager.

Limiter les risques

Il n’est pas possible de prévenir toutes les chutes et les petits accidents qui peuvent survenir, mais les plus gros risques sont évitables. On évitera de bouger les meubles, de changer de place ses jouets, de le perturber en l’emmenant avec nous dans des endroits improbables selon son type de déficience. Pour autant il n’est pas bon pour son équilibre psychologique de le cantonner à ses seuls murs, sans aucune diversité ni stimulation occasionnelle : il péricliterait rapidement.

Un fonctionnement est donc à trouver pour lui permettre de vivre sa vie malgré ses difficultés et nous adapter à lui : le plus souvent, il suffit de l’observer pour comprendre ce qui le motive et constater qu’il reste apte à profiter des petits plaisirs de la vie.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

 

 

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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