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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 10:01


Les propriétaires de chiens ont l’habitude d’observer leur animal pour déterminer son état émotionnel. Mais interprètent-ils correctement les signes qu’il émet ?


Lorsque le chien remue vigoureusement sa queue, l’humain a tendance à considérer que celui-ci est de bonne humeur, dans l’attente d’une caresse, d’une sortie ou d’un jeu. Son émotion est forcément positive. Si sa queue est droite, s’il aboie en même temps, si ses oreilles sont plaquées sur son crâne et si son poil est hérissé le long de sa colonne vertébrale, nous savons que son humeur est autre, cette attitude est potentiellement belliqueuse. Lorsque sa queue est repliée sur son abdomen, c’est qu’il a peur. Et s’il bondit, si son regard est noir ou qu’il se fige, saisit-on toujours la nuance qu’il propose ?

 

Un seul signe ne suffit pas


Il n’est pas suffisamment explicite de dire que le chien est content parce que sa queue remue, sans ajouter si le mouvement est rapide ou lent, latéral ou circulaire, associé ou non à une pilo-érection et une vocalise. Son regard, ses postures, sa communication sonore, la position de ses oreilles, jusqu’à l’odeur qu’il dégage, nous renseignent effectivement de manière plus précise… pour peu que nous ayons appris à interpréter ces signes canins.

 

Les biais sont légion


Malgré toute notre bonne volonté, notre tendance permanente à attribuer des caractéristiques humaines à nos meilleurs amis biaise souvent nos points de vues. Par ailleurs nos observations seront forcément incomplètes si l’on néglige le contexte de la situation et le tempérament de l’animal en question. De nature craintive, il aura en effet tendance à positionner sa queue entre les pattes beaucoup plus fréquemment que si son caractère est généralement calme et assuré.

Ces paramètres individuels associés aux signes observables nous permettront une bonne interprétation de la situation… pour peu que l’anthropomorphisme et l’affection que nous lui portons ne s’en mêlent pas.

 

Les études en cours


Il nous faut reconnaitre que l’empirisme ne suffit pas : plus il y a de signaux, plus notre compréhension devient compliquée. La précision scientifique nous apportera forcément des adjectifs qualificatifs plus adaptés. Les mouvements de l’ « appendice caudal » sont étudiés actuellement par une équipe italienne, qui cherche à préciser ce que nous savons approximativement pour l’avoir observé depuis que nous cohabitons avec les chiens : la queue est un outil multimodal d’expression et de communication qui n’a pas révélé tous ses secrets.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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