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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:05

 

Les besoins fondamentaux de nos chiens familiers (1/3) 

 

 

En tant que propriétaire soucieux du bien-être de son chien, vous vous êtes sans doute déjà demandé si vous procurez à votre meilleur ami tout ce dont il a vraiment besoin pour être heureux. La comportementaliste Laurence Bruder Sergent nous guide aujourd’hui dans cette réflexion.


S’inspirant de la célèbre pyramide de Maslow sans pour autant la transposer aux canidés, cette classification des besoins fondamentaux des chiens comporte trois grands domaines : les besoins biologiques (physiologiques, éthologiques et liés à la survie), les besoins sociaux (ceux qui concernent les interactions avec les congénères et les représentants des autres espèces) et les besoins individuels (propres à chaque sujet et ses préférences personnelles).


Il est entendu que plusieurs critères sont vitaux et qu’ils entraineraient des dommages irréversibles s’ils n’étaient pas satisfaits à court ou moyen terme : la mort physique ou psychique de l’individu.


Dans cette approche qui va vous être présentée lors des trois prochains numéros de votre magazine préféré, nous considérons uniquement le chien familier, celui qui vit sous notre toit, au plus près de nos foyers.


Les éléments ne sont pas hiérarchisés ni organisés telle la pyramide citée plus haut, considérant que certains éléments peuvent prendre plus d’importance que d’autres selon les chiens, et supplanter, momentanément ou définitivement, d’autres items.


Avec ce premier opus consacré aux nécessités biologiques, nous aborderons quelques stratégies que nous pouvons mettre en place pour palier aux insatisfactions canines.


 

Les besoins biologiques, physiologiques et liés à la sécurité


Sa survie est en jeu :


-          Nourriture et boisson : à la mesure de ses appétits propres, chaque chien doit être en état de satiété, c’est-à-dire n’être ni affamé, ni assoiffé. Faute de satisfaction, ses activités quotidiennes seront orientées essentiellement vers la recherche de ces ressources vitales.


♪♪♪ Il est aisé de nos jours de proposer à nos animaux une nourriture adaptée et une gamelle d’eau fraiche à disposition. 


-          Eliminations des déchets : l’organisme doit pouvoir évacuer les matières qui ne lui servent plus, à différentes reprises, tous les jours. Il est vital de proposer des sorties fréquentes et suffisamment longues pour permettre au chien de se livrer à cette activité, particulièrement associée aux moments de flairages et de communication intra-spécifiques.


♪♪♪ Un chiot ne peut se retenir plus de 4 heures, et il serait inconvenant de laisser un adulte plus de 8 heures sans pouvoir se soulager. Le manque de temps peut être compensé par un promeneur qui sortira votre chien en votre absence.


-          Repos : tout être vivant a besoin de récupérer des efforts fournis dans sa journée. Un sommeil de qualité et une relâche musculaire en sont les gages. Faute de ressourcement suffisant, votre animal pourrait connaître une croissance ralentie (pour les chiots sur-stimulés), une baisse de motivation et de dynamisme, voire un état d’épuisement permanent.


♪♪♪ Ne réveillez jamais votre chien en pleine sieste, raccourcissez les longues promenades s’il fatigue, et veillez à lui proposer des temps de calme aussi souvent que nécessaire, selon son âge, son état de santé et les conditions climatiques.

 

Son bien être en dépend :


-          Le confort : comme vous, votre chien a besoin d’être à l’aise physiquement, émotionnellement, thermiquement et sensoriellement. Ainsi, si vous le laissez au milieu de 30 garnements qui gesticulent et piaillent comme des corbeaux affolés autour de lui, son bien être émotionnel et sensoriel n’est pas garanti. Même disposé sur un coussin moelleux, à une température dans la pièce qui lui est agréable, les dérangements occasionnés sur les deux autres niveaux de confort peuvent l’insupporter. Il en va de même s’il a trop chaud ou froid, ou qu’il est installé sur un support incommode.


♪♪♪ Une serviette épaisse posée à l’écart de l’agitation, une atmosphère calme autour de lui, une réduction significative du stress ambiant et une climatisation modérée amélioreront ses conditions de vie.


-          La sécurité : plusieurs ressources sont indispensables pour un chien. Outre sa propre sécurité qui doit être garantie pour qu’il se sente en paix, il peut avoir des préférences supplémentaires : sa nourriture, son panier, son territoire, ses jouets, ou son propriétaire.


♪♪♪ Il faut éviter de le taquiner sur ces thèmes quand ils sont importants pour lui, pour ne pas l’amener à adopter une attitude agressive de défense. 


-          L’exercice physique : s’il était encore à l’état sauvage, notre meilleur ami passerait la majorité de son temps à chercher de la nourriture. Il parcourrait des dizaines de kilomètres tous les jours et devrait mettre en place des techniques pour atteindre ses objectifs sans faire trop de couteux efforts. Aujourd’hui nous nous occupons de lui fournir son repas et lui procurons quelques promenades, lorsque nous avons le temps ! Il lui reste peu d’occasions de se défouler comme il le voudrait et de se distraire en explorant l’environnement.


♪♪♪ Vous savez ce qu’il vous reste à faire : chaussez vos baskets, prenez soin de changer régulièrement d’itinéraire et… en route ! 


-          Les occupations : plusieurs activités procurent du plaisir à nos chiens, alors que l’oisiveté et le manque de distractions les perturbent grandement. Nombreux sont ceux qui aiment grignoter des morceaux de bois, des jouets, leur panier, ou prendre en gueule les chaussures non rangées. D’autres aboient leur ennui ou leur frustration à voir des distractions en dehors de leur champ d’action (derrière une vitre ou une palissade).


♪♪♪  Achetez à votre meilleur ami les objets qui lui font plaisir, tout en le distrayant : il existe de plus en plus de jouets interactifs, qui recèlent des récompenses cachées. En plus de la joie gustative qui se trouve au rendez-vous, l’occupation intellectuelle pourra les combler tout aussi bien qu’une partie de balles dans le jardin. 


-          Les activités de prédation : flairer des odeurs de gibier, suivre des pistes, creuser à la recherche d’un rongeur, poursuivre une proie, l’attraper, l’attaquer, la mettre à mort et la consommer … voilà des activités chères aux prédateurs mais impossibles et inacceptables pour notre chien de famille. Ce sont pourtant là des attitudes normales et, que l’on inhibe pour différentes raisons (légales, psychologiques, etc.). Nous transformons souvent ce besoin primaire en le détournant de son but initial : lorsque nous lui jetons des balles ou des jouets au loin, nous déclenchons le réflexe de poursuite. Avec le pistage ou la recherche, nous stimulons son olfaction et avec le dressage au mordant, nous l’incitons à prendre en gueule et secouer fortement une cible, comme il le ferait pour briser les cervicales d’une proie. Ces ersatz ne satisfont pas tous les chiens… mais c’est tout ce que nous pouvons faire pour notre compagnon canin à ce niveau là… à moins de l’emmener chasser avec nous.


♪♪♪ Si les pulsions de votre chien sont trop fortes, vous pouvez détourner son comportement en lui proposant des activités qui l’intéressent : courses en cynodromes (il poursuit des leurres), recherche (stimule son olfaction), sports canins (qui lui permettront de se franchir des obstacles à grande vitesse, se faufiler dans des tunnels…).


-          La reproduction : nos chiens familiers n’ont quasiment aucune liberté, ce sont les humains qui décident du mâle ou de la femelle qui servira de géniteur/génitrice. Pourtant, ce critère fait partie de leurs besoins fondamentaux.


♪♪♪ La stérilisation et la castration sont utilisées pour contrer cet instinct lorsqu’il est excessif et pallier aux mal-êtres ressentis par la femelle en chaleur ou le mâle stimulé par ses hormones.

 


Dans les prochains articles, nous passerons en revue les autres besoins de nos chiens, à savoir les besoins sociaux et les besoins propres à chaque individu.


 

Laurence Bruder Sergent pour le chien magazine

www.vox-animae.com

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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