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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 15:06

Il est trop câlin !


Quel plaisir de caresser son chien lorsque l’on est à la maison, de lui parler, le prendre sur nos genoux, passer d’une pièce à l’autre avec son ombre sur nos talons. Faut-il voir autre chose qu’un amour mutuel inconditionnel dans ces manifestations affectives incessantes ?


Nous l’avons souvent évoqué ici, nos meilleurs amis apprennent grâce aux expériences qu’ils vivent quotidiennement dans et avec leurs environnements. Chaque situation créé de nouveaux enseignements ou renforce ses perceptions, comme le fait que le voisin n’est décidément pas fréquentable, ou la certitude éprouvée que son propriétaire est facile à manœuvrer. De fait, si la cocker Eve profite à la demande des marques tactiles de la part de son maître attentif, son attachement envers lui en est systématiquement consolidé.

 

Conséquences imprévues en absence des propriétaires


Malheureusement ces renforcements peuvent générer des conséquences plus ou moins fâcheuses, telles une détresse émotionnelle terrible lorsque le pourvoyeur de caresses s’absente et laisse seul le bénéficiaire de toute son attention ! Les malpropretés, nuisances sonores ou destructions peuvent survenir, il conviendra alors de mener un protocole de réduction de cette hyper dépendance mutuelle, pour que tout le monde retrouve un équilibre, une tolérance à la solitude pour l’un, et une liberté de déplacements pour l’autre.

 

Modifier à loisirs les comportements des propriétaires


Par ailleurs, il est aussi possible de voir surgir des problèmes liés à l’habitude donnée involontairement par les maîtres lorsqu’ils sont présents au domicile. L’animal est capable de rester seul, mais dès le retour des humains, une exigence effrénée de contacts peut se manifester. Il devient impossible de poser ses affaires calmement ou d’enlever ses vêtements d’extérieurs : les bonds canins et la cacophonie à coups de vocalises et aboiements insistants expriment une urgence de contact devant être satisfaite immédiatement. Comme la personne souhaite pouvoir se poser tranquillement, elle répond à l’exigence, et par là même … elle alimente le comportement qui se reproduira le lendemain.

 

Qui gère qui ?


Ne voyons pas dans toutes les demandes affectives de notre chien une volonté manifeste et permanente de nous contrôler, et admettons que cela nous fait plaisir d’y céder souvent. Pour autant, lorsque le quotidien devient problématique, une diminution des réponses données à la moindre demande de l’animal rendra à tout le monde une autonomie plus confortable.

 

 

Laurence Bruder Sergent

 

www.vox-animae.com

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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commentaires

Simonne 10/05/2014 04:57

Un trop-plein d'affection prive le chien de son autonomie : il n'apprend pas à gérer son environnement pas lui-même.

Il est étonnant de voir le même type de réactions face à ces facteurs chez les enfants...