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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 15:44

Chaque propriétaire a un jour connu ce moment où il voudrait devenir invisible ou capable de se télétransporter à mille kilomètres de l’endroit où il se trouve.

 

Ayant insisté pour emmener votre chien à une fête familiale, vous vous décomposez lorsqu’il se saisit intempestivement de la côte de bœuf qui attendait d’être rôtie pour nourrir l’assemblée.
Chez votre grand-mère, il s’est amusé à grignoter ses chaussons préférés pendant que vous discutiez autour d’un thé de Noël et de quelques bredele.

Dans la rue, il s’oublie en plein milieu du trottoir à l’heure de pointe et alors que vous avez omis d’emporter de quoi faire disparaître l’objet de ses éliminations.

Même si chacune de ces attitudes est explicable et légitime au regard de la réalité canine, ce sont de douloureux moments de solitude dont tout propriétaire se passerait sans problème.

 

Regards critiques de l’extérieur

 

Ces instants font partie des souvenirs qui ne s’effacent pas vraiment, et la plupart du temps ils nous offrent de bons moments de rires, quelques semaines ou mois plus tard, une fois la honte passée. Il est vrai que pour chacun d’entre nous, notre chien est une petite partie de notre image, celle que l’on voudrait renvoyer lorsqu’il est en notre compagnie et qui nous donne, notamment, une forme de légitimité sur notre capacité à gérer un autre individu que nous-même. Ou pas, puisque malheureusement la preuve est faite que l’on est incompétent, quelquefois, à le canaliser.

 

Egos malmenés

 

La pression sociale, les regards des spectateurs, les remarques acerbes et critiques, peuvent être vécues comme particulièrement humiliantes et attaquer les égos de chacun. L’animal est souvent un miroir des affects de ses humains, c’est pourquoi la personne se sent touchée lorsqu’elle a l’impression de paraître irresponsable ou laxiste aux yeux de sa famille, son entourage ou ses concitoyens. En plus des conséquences sur l’estime de soi au moment critique, il est aussi vrai que nous sommes responsables juridiquement des comportements de notre animal, au même titre que d’un objet ou d’un véhicule que nous détenons et dont nous devons garantir l’innocuité pour qui que ce soit.

 

Comment s’en sortir

 

Finalement, après les plates excuses de circonstances, l’humour est un outil salutaire, le seul qui reste quand aucune autre solution n’est envisageable : impossible de restituer une ressource avalée ni de faire apparaitre miraculeusement un accessoire pour nettoyer le délit. Par la suite, grâce à l’expérience retirée, il faudra utiliser la stratégie de l’anticipation et de la prévention, pour que de telles situations ne se reproduisent plus… jusqu’à la prochaine invention du facétieux quadrupède.

 

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com   

 

 

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
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