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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:55

Quelles questions poser à l’éleveur pour choisir son chiot ?

 

Intéressons-nous à ce qu’il faut savoir pour déterminer le bon chiot parmi tous ceux que l‘éleveur peut vous proposer.

Tout le monde a un avis sur la question, les conseils de nos proches peuvent être de différents ordres : « Il faut prendre celui qui vient directement sur toi, il t’a choisi. » ou encore : « Prends celui qui reste dans son coin, c’est le plus calme, il sera sage ».

Bien sûr, choisir le compagnon idéal est beaucoup plus compliqué que cela, et il sera nécessaire de poser plusieurs questions pour ne pas se tromper. Ces interrogations seront différentes en fonction du chiot que vous souhaitez acquérir, en termes de niveau d’énergie, de sociabilité avec ses congénères, d’obéissance (pourquoi pas), de tolérance envers les enfants, mais également en fonction de votre lieu d’habitation (ville ou campagne) et du rythme de vie que vous allez lui offrir.

Il ne faudra pas hésiter à expliquer précisément à l’éleveur le type de chiot que vous recherchez. En effet, même si vous avez choisi un modèle de chien réputé sportif, cela ne veut pas dire que tous les sujets de la portée le seront et à la même intensité. Chaque individu est unique et possède son propre caractère. L’éleveur les connait généralement bien, et il pourra vous orienter vers l’un ou l’autre en fonction de ce que vous lui aurez dit sur vos habitudes quotidiennes et vos désirs.

Le choix du sexe

-       Il n’y a pas de règles précises, chacun faisant le choix en fonction de raisons personnelles ou de critères pratiques. Les mâles sont souvent morphologiquement plus imposants et plus endurants grâce à une masse musculaire plus développée. Ils sont aussi parfois moins tolérants avec les congénères, et ont tendance à lever la patte sur de nombreux supports verticaux. Les femelles sont réputées plus proches de leurs maîtres, affectueuses et assez sociables avec les humains étrangers. Par contre, elles ont leurs chaleurs deux fois par an, et leur dynamisme n’est pas celui d’un mâle.

Attention ! les exceptions sont légion, il ne faut pas considérer ces éléments comme des certitudes, car chaque animal a son identité propre…

 

Demander à voir les parents et les installations

Une visite du lieu de naissance va vous permettre de voir par vous-même le comportement de la mère vis-à-vis des chiots, et de vous qui entrez « chez elle », ainsi que son apparence globale, son énergie et son état de santé. La voir évoluer parmi la fratrie pourra donner une indication sur son caractère (timide ou joyeuse, calme ou exubérante….), son « peps », et sur l’éducation qu’elle transmet à ses petits.

La découverte des installations va vous permettre d’apprécier dans quelles conditions d’hygiène et de stimulations les chiots ont passé le début de leur vie. Ce critère est essentiel car ce que les chiots ont vécu durant ces premières semaines va avoir une grande influence sur leur développement et sur leurs capacités à vivre dans la sérénité ou le stress, les évènements de leurs vies futures. De plus, si les petits ont grandis en famille ou en boxes, leurs connaissances (ou absence de connaissances) des habitudes humaines peuvent être grandes.

 

La socialisation ?

C’est durant les premières semaines de la vie du chiot (en moyenne jusqu’à 12 ou 16 semaines selon les races) que vont s’installer les acquis sociaux, l’apprentissage des codes de communication des chiens, les premiers rituels, mais aussi, malheureusement, les peurs, les traumatismes et les mauvaises expériences…. Le chiot est en effet très curieux et a envie d’explorer son environnement… à ses risques et périls. Si on lui propose trop de stimuli, on court un risque d’un « surmenage » intellectuel, et si au contraire, il en manque, il peut avoir des difficultés plus tard à s’adapter à un environnement différent de son milieu de naissance.

 

A vérifier auprès de l’éleveur

-       Le chiot a-t-il été manipulé dès son plus jeune âge ?

Plus il aura été touché amicalement, moins il aura peur de l’homme et plus il sera tolérant lors des manipulations futures. Ce point est évidemment très important lors des visites chez le vétérinaire, notamment. Un chiot qui n’aura pas été habitué pourra avoir quelques craintes ou montrer des signes d’impatience, voire d’irritation. L’idéal sera que ces manipulations soient faites par des personnes différentes, voir même avec des personnes étrangères au chiot, toujours avec le plus grand tact et une douceur constante.

-       A-t-il été habitué à vivre en famille ?

Il est très important que votre futur compagnon connaisse les bruits de la vie en famille telle que vous allez le lui proposer. Ainsi, il pourra se familiariser avec tous les bruits et objets qu’il pourra rencontrer chez vous. L’aspirateur, les objets qui tombent, la télévision, la musique….. Plus son environnement sera stimulant, plus il aura de facilités à s’adapter à son futur logement. A l’inverse, un chiot qui n’a jamais connu autre chose que son box aura du mal à évoluer dans un environnement familial dynamique (qui sera anxiogène pour lui).

-       Est-il habitué aux enfants ?

Cette question sera fondamentale si vous avez-vous-même des enfants ou que vous êtes en contact régulièrement avec eux. En effet, un chien qui n’aura jamais été mis en contact avec des enfants pourra avoir peur de ces sujets qui crient, courent et se précipitent sur lui pour lui faire des câlins.

 

-       Connaît-il les escaliers ?

Cette question peut vous paraitre anodine, mais si vous habitez dans un immeuble avec plusieurs étages à monter à pied et que votre chiot n’a jamais vu d’escaliers, il faudra vous préparer à l’habituer à ceux-ci.

 

Les maladies et tares génétiques

Certaines races de chiens sont sujettes à certaines maladies ou tares génétiques comme la dysplasie de la hanche, des problèmes oculaires, cardiaques, ou de peau. Pensez donc à demander les radios des hanches des géniteurs, les éventuels résultats aux tests génétiques, ainsi que les certificats vétérinaires.

A noter ! L’éleveur a obligation de vous fournir la date des prochains vaccins ainsi que tous les documents concernant la santé de votre compagnon.

 

Pour aller plus loin

-       Connaît-il le collier et la laisse ?

Si ce n’est pas le cas, il faudra vous attendre à une réticence de ceux-ci dans un premier temps. C’est pourquoi il est préférable que vous le sachiez dès le départ afin de l’habituer rapidement au port du collier et à la marche en laisse puisque vous y serez inévitablement confronté.

-       Est-il déjà monté en voiture ?

Un chiot qui ne connait pas la voiture pourra être anxieux lors de son premier voyage, et peut même être malade. Le fait de savoir s’il est habitué à la voiture va vous permettre d’adapter votre trajet en fonction de son expérience et le cas échéant d’anticiper en protégeant les sièges d’éventuels dégâts dûs au stress.

-       Quel est son régime alimentaire ?

Avant de partir avec votre animal, il sera judicieux de vous renseigner sur son régime alimentaire. Pour éviter un changement trop brutal qui pourra déranger votre compagnon, (diarrhées et/ou vomissements…) il est recommandé de prendre chez l’éleveur un peu de la nourriture à laquelle il est habitué. Cela permettra de faire une transition en douceur en évitant les troubles digestifs.

 

Avec tous ces renseignements, vous voilà maintenant prêts à partir avec le chiot qui va vous combler pendant de longues années. Préparez-vous tout de même à … l’imprévu ! les surprises heureuses et un peu moins, arrivent aussi.

 

Comment lui apprendre la propreté ?

Pour lui apprendre à faire ses besoins en dehors du logement, nous conseillons d’utiliser un renforcement positif (à base de félicitations). Il faudra récompenser tous les bons comportements, et ignorer les mauvais. Rappelez-vous que c’est un tout petit chien, qu’il lui faut du temps pour apprendre ! Promenez-le le plus souvent possible, et surtout après qu’il ait mangé, dormi, joué, bu. Encouragez-le de la voix, et aussi avec friandises et caresses. Il apprendra beaucoup plus vite que si vous le punissez, et vous ne lui apprendrez pas que vous êtes un maître autoritariste avec un chiot.

Point crucial : Ne jamais lui mettre le nez dans ses excréments ! c’est inutile et brutal, et incompréhensible pour lui !

 

 

Comment réagir face aux mordillements du chiot ?

·         Il mordille des objets.

S’il mordille des objets (chaussures, télécommande….) ne courez pas après pour lui retirer, il prendrait ceci pour du jeu. Ne le grondez pas, il ne comprendrait pas et en plus, les mâchouillements sont un besoin qui doit être satisfait chez lui. Proposez-lui plutôt autre chose sur laquelle se « faire les dents » : des jouets ou des os à mâcher (sans abuser non plus de ces derniers). Lorsqu’il se détourne de l’objet « interdit » profitez-en pour le récupérer sans vous précipiter dessus pour ne pas créer de compétition.

·         Il mordille vos mains et vos habits.

La meilleure solution pour faire disparaitre ce comportement est de cesser la phase de jeu et de se soustraire immédiatement au chiot en croisant les bras par exemple. Le but de cette action étant de faire comprendre au chien que ce comportement ne va rien lui apporter de positif. Le chien faisant ses apprentissages par expériences, il associera ses mordillements avec le fait que l’interaction avec son maitre s’arrête.

 

Dominique GUIOT

http://www.bien-sur-ses-pattes.fr

Et

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

 

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Published by LBS
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