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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 11:55

Depuis quelques années de nouveaux et nombreux jouets pour chiens ont envahi le marché.

Il est bien loin le temps où le seul moyen de s’occuper pour Toby était le bâton trouvé au hasard de ses pérégrinations.

Aujourd’hui il a le choix parmi des centaines - rien de moins - d’objets de toutes les couleurs, textures, matières, tailles et utilités. Toutes ses capacités sont stimulées, ses sens sollicités et ses pouvoirs décuplés !

Talents intellectuels révélés grâce aux jeux

Bien sûr la corde à nœuds et les boudins sur lesquels s’acharner, le pouic-pouic et ballons restent des valeurs sûres en tête de liste des tickets de caisses des commerces spécialisés, comme les formes en plastiques sur lesquels tirer ou les peluches à secouer dans toutes les directions et déchiqueter.

Vous pouvez cependant lui offrir plus, et parfois plus adapté à ses besoins réels.

Si votre toutou vous parait très malin, qu’il vous a déjà prouvé sa malice, il y a de quoi lui permettre d’exercer sa réflexion avec de nombreux jeux innovants. Des puzzles avec de la nourriture cachée, des labyrinthes à explorer de ses dents et son museau, des empilements de formes géométriques à déplacer et bien d’autres jeux de stratégies pour trouver une balle ou un jouet le feront réfléchir, essayer, réussir, persévérer.

Imaginez la saine fatigue lorsqu’il est parvenu à résoudre un problème et expérimente la satisfaction d’avoir obtenu la récompense tant attendue.

Stimulations de ses sens

Les jeux de flairage ont aussi fait leur apparition avec des variantes à profusion que l’on peut acheter ou fabriquer soi-même pour réduire les coûts. Votre compagnon devra discriminer des odeurs, fouiner parmi des tissus imprégnés de saveurs olfactives et gustatives ou suivre une piste pour savourer sa victoire bien méritée. Il utilisera autant ses pattes que sa truffe, sa vue et son audition pour attendre son but.

La plupart de ces occupations sont utilisables en intérieur comme en extérieur, donc si vous n’avez pas de jardin mais un petit espace, vous ne pouvez plus vous servir de cette excuse car tout est fait pour distraire votre meilleur ami même quand on a peu de place.

Exercice physiques à gogo

Votre quadrupède plein d’énergie trouvera lui aussi des possibilités de se révéler en dehors de la promenade habituelle ou de la course à pieds. Vous pouvez maintenant l’emmener dans des structures qui proposent des jeux de poursuites d’un leurre attaché à un fil et qui se déplace plus ou moins vite selon l’endurance du poursuivant. Il cavalera plusieurs minutes et gagnera, étape indispensable, la fausse proie qu’il poursuivait jusque-là.

Pour les moins sportifs, des exercices de proprioception le feront bouger en douceur. L’animal est placé sur des petits obstacles qui bougent légèrement, il apprend à garder son équilibre, à basculer son poids d’une patte sur l’autre, à être attentif aux mouvements de l’objet. C’est son corps qui cette fois montre ses aptitudes.

Tout est donc fait pour distraire nos compagnons canins, l’industrie de l’animal de compagnie a retenu que nos chiens s’ennuient de longues heures tous les jours quand la science a prouvé que 4 à 6 heures d’activités quotidiennes minimum répondaient à leurs besoins.

N’oubliez pas de jouer vous aussi avec lui, car un chien occupé n’a pas de problèmes de comportements.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 10:55

idées reçues sur les morsures canines

Les croyances ont la vie dure en ce qui concerne les chiens qui mordent des personnes. Passons en revue quelques-unes de ces représentations et confrontons-les aux réalités de la science.

Baltus a été euthanasié la semaine dernière, car il avait mordu son propriétaire. Ce dernier s’était approché de sa gamelle pour la lui retirer tandis que son chien mangeait, tel que le club canin qu’il fréquente pour le dresser lui avait conseillé.

 

La suite ici : http://www.vox-animae.com/a-mordu-mordra/

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 11:31

Malgré une tendinite ou un autre mal qui les tenaille, l’entrave d’un collier ou la connaissance d’une punition en cas de désobéissance, les chiens n’hésitent pas à ignorer la douleur pour continuer leurs vies de chiens et satisfaire leurs besoins, à leurs risques et périls.

Marie-Jo m’écrit pour me parler de son compagnon canin, qu’elle estime quelque peu « idiot » : il se relevait à peine d’une lourde opération d’une hanche qu’il a sauté 3 marches de l’escalier lorsqu’elle lui a posé sa gamelle au sol. Gabrielle quant à elle, fut paniquée lorsque son vieux toutou rempli d’arthrose se précipita à la suite d’un chat insolemment passé au travers de son jardin. Les anecdotes de propriétaires dubitatifs, amusés ou effarés sont légion.

Comme chez les humains 

Pour nombre d’entre nous, la souffrance impacte le quotidien : nous empêchant de nous rendre au travail ou de maintenir les occupations habituelles, elle nous cloue au lit ou nous fait nous vautrer sur le canapé en attente du soulagement. Il en va de même pour certains chiens qui couineraient avant même la survenue d’une toute petite gêne comme un brossage de poils ou une coupe d’ongles trop longs.

Ils se trouvent cependant nombre d’énergumènes (comme chez les humains), qui malgré des pathologies graves, n’hésiteront pas à surmonter les difficultés pour continuer à vaquer à leurs occupations préférées ou instinctives. Ainsi Flath s’est-il lancé à fond les pattes derrière le chat irrespectueux, et Poussy a-t-il déboulé dans la cuisine sans se soucier de la douleur qui en ressortirait.

La motivation dépasse la souffrance

La clé de toutes ces attitudes est la motivation. Un conflit interne amène fréquemment l’animal à prendre une décision en fonction de l’intensité de l’excitation que le stimulus engendre chez lui : se mettre en mouvement, rester immobile, se détourner, trouver un substitut, faire semblant de n’avoir rien vu… selon qu’il s’agisse d’une opportunité irrésistible et des souvenirs heureux ou malheureux associés. La souffrance passe alors au second plan.

Outre les exemples précédemment cités, vous connaissez aussi les modes « d’éducation » des utilisateurs des méthodes brutales, persistantes alors que la loi les condamne (article R 214-24) : les coups de laisse, les colliers étrangleurs ou électriques, les prises au cou avec secouements,  les cris ou les sanctions psychologiques ne freinent pas toujours l’animal naturellement porté vers la trace d’urine au sol, le congénère ou de la nourriture…  malgré la sanction à venir, la motivation est trop forte et ils y cèdent.

Quand la souffrance dépasse tout

Loin de moi l’idée d’affirmer que tous les chiens ignorent leurs tourments pour se focaliser sur un stimulus impérieux. N’oublions pas que certains supplices sont tellement handicapants qu’un simplement hochement de  tête ne peut plus se réaliser. Leurs réactions relèvent d’un subtil équilibre entre la perception individuelle du niveau de stimulation, l’intensité de la douleur, et les possibilités physiques qui subsistent du fait du mal qui les tenaille sur le moment.

Il n’empêche que certains de leurs comportements sont assez surprenants, lorsque l’on est au courant des douleurs qu’ils ressentent et que nous les voyons se mettre vigoureusement en action. A nous d’y mettre un terme ou de les anticiper, afin que leurs initiatives n’aggravent pas une situation déjà difficile à vivre.

 

Laurence Bruder Sergent

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 19:34

Alors que nos estomacs ne se sont pas encore tous remis des ripailles des derniers jours, le chien de la maison continue sa petite vie comme d’habitude. Comme d’habitude ?

Lendemain de fête. Médor ouvre les yeux. Autour de lui gisent des tas de papiers colorés roulés en boule, sur la table trainent des assiettes sales et des verres usagés. Les déchets de cotillons, rubans et serviettes jetables se disputent le moindre centimètre carré au sol. Tout est silencieux dans le foyer, personne ne semble encore avoir émergé des limbes du sommeil. Un grand soupir accompagne son bâillement, il sait qu’il va falloir attendre encore pour sa promenade.

Bilan des jours précédents

S’il était en mesure de faire un retour sur les derniers jours, notre chien tenterait de comprendre l’avalanche d’évènements qui se sont produits. Son quotidien a été bouleversé à plus d’un titre : des allers et venues permanentes de ses humains les bras chargés de victuailles ou de sacs remplis de cadeaux à empaqueter, la cuisine étonnamment interdite, une excitation ambiante inédite et des horaires fluctuants pour ses habituelles sorties ou parties de jeux. Cette étrangeté n’avait pas vraiment d’explication pour lui, il se demande encore ce dont il s’est agi.

Il en a un peu profité, ou pas

Ses papilles olfactives ont profité des émanations délicates et il a même eu droit parfois à des restes de nourriture qui ont enchanté son palais ou l’on rendu malade, car tout le monde ne sait pas que le chocolat et le sucre sont toxiques pour lui.  
Pour sa grande joie il a pu cavaler avec les enfants et les aider à déchiqueter d’effrontés emballages résistants, chacun pouvant savourer sa récompense : mâchouiller pour lui, découvrir leurs cadeaux pour les petits.
Il a reçu de nombreuses caresses de la part des convives appréciant les animaux, mais a aussi dû se tenir à l’écart de ceux qui avaient peur de lui. Un nouveau jouet lui a même été offert !
Le pire moment a sans doute été le passage à la nouvelle année où il a cru que le ciel lui tombait sur la tête avec toutes ces pétarades qui lui parvenaient de partout.
Heureusement qu’il a été gardé en sécurité à l’intérieur de l’habitation, cela lui a évité des dangers inutiles et une fuite à cause de la terreur ressentie.

Routine, chère routine

A présent que la fin de toutes ces agitations se profile, il va pouvoir retrouver ses marques. Les guirlandes seront décrochées, les derniers morceaux de nourriture vont disparaitre et il pourra retrouver tout ce qui avait été chamboulé. Si l’on a constaté des changements désagréables pour lui, il suffira de revenir aux repères précédents et de lui proposer des activités qui lui font plaisir. Balade au grand air, activités de flairage et d’amusement, caresses à loisirs…lui feront reprendre le cours de sa vie.Après quelques jours de réadaptation, tout rentrera dans l’ordre pour lui aussi. Tout cela ne sera plus qu'un souvenir de plus à garder en mémoire, on l'espère qu'il aura été heureux.
Meilleurs vœux à vous tous pour la nouvelle année !

Laurence Bruder Sergent

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 14:05

La loi sur les chiens dits "dangereux" fêtera bientôt ses 20 années d'existence.

Nous, professionnels - ou à tout le moins spécialistes - du Chien (scientifiques, vétérinaires comportementalistes, vétérinaires, auxiliaires vétérinaires, éducateurs canins, éleveurs de chiens, responsables associatifs, gestionnaires de refuges, etc.) sommes une très grande majorité à partager les mêmes convictions et principes au sujet de cette loi :


# elle est :


• Sans fondement scientifique,
• Sans fondement statistique,
• Inefficace quant à la réduction des morsures de chiens,
• Inadaptée,
• Mal appliquée,
• Contre-productive,
# Cette loi ne sert en rien l'image du Chien dans notre société,
# la mise à l'index de 3 races de chiens (sur 350 présentes sur le territoire) ou de certains types morphologiques doit cesser et cette pratique doit être supprimée,
# une politique efficace de réduction des morsures de chiens passe notamment par :
• Une réelle application de certaines mesures existantes (identification des chiens, déclaration des morsures, par exemple),
• La mise en place d'une structure destinée à récolter les données recueillies, les analyser et les comprendre afin de mieux les adapter,
• La gestion des chiens potentiellement dangereux au cas par cas, en fonction de leur propre comportement et non de leur appartenance raciale
• Une stratégie globale de sensibilisation et d'(in)formation multidirectionnelle :
○ Producteurs,
○ Propriétaires,
○ Collectivités,
○ Forces de l'Ordre,
○ Professions de la santé,
○ Personnes à risque dont principalement les enfants,
○ Parents,
○ Public en général.

Nous prêchons malheureusement chacun dans notre coin sans afficher de front commun.

J'avais créé en 2006 le 4C (Collectif Contre la Catégorisation des Chiens) destiné à être l'outil nous permettant de montrer la somme de nos individualités et d'afficher ce front commun, seul moyen d'espérer infléchir la situation et à aboutir une situation saine, de confiance, entre l'Homme et son meilleur Ami.

Les évolutions politiques récentes (nouveau Président de la République, Assemblée Nationale renouvelée à près de 75 %) me décident à réactiver cet outil aujourd'hui !

Un site est en ligne afin d'afficher ce front commun : http://www.le4c.fr

PS : les "simples" particuliers (propriétaires de chiens ou non) ont la possibilité d'apporter leur soutien à la démarche en signant la pétition

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 18:37

Entre l’achat d’un chiot dont le futur est déterminé par les apprentissages qu’il vivra et l’adoption d’un animal adulte en demande d’un foyer aimant, certains propriétaires ont choisi.

La volonté de ne pas alimenter le marché des lignées prestigieuses, le coup de cœur pour un chien abandonné, les hasards de la vie qui amènent des vagabonds sur les chemins des amoureux des parcours abimés, le goût du défi… ou un simple acte militant : les adoptants de chiens adultes ont des motivations variées. Ils se doutent que les étonnements seront légion et s’y sont préparés, autant qu’il soit possible d’imaginer l’inimaginable. Leurs habitations ont été aménagées, le matériel de base acheté, la nourriture remplit les placards comme les collier et laisse de rigueur pour accueillir convenablement le dernier arrivé. Malgré ces dispositions indispensables, ne nous leurrons pas : les tempéraments, les émotions, la santé, la psychologie et les nombreux nouveaux comportements seront découverts ultérieurement.

Quelques déconvenues

Après une adoption dans un refuge, Valérie a découvert que son chien Magma avait un très fort instinct de chasse : le moindre chat, le mouton dans son pré, la vache ou le gibier, n’importe quel animal qui passait sous la truffe du prédateur pouvait y laisser sa vie.

Blandine a dû gérer les nombreux aboiements sous tous les prétextes de son Balou : une sonnerie de téléphone, un bruit inhabituel, un passant qui porte un parapluie dans la rue, une inconnue qui se passe la main dans les cheveux… et notre Balou se transformait en Castafiore, de jour comme de nuit. 

Patrick s’est retrouvé avec un animal apeuré alors qu’il avait été décrit comme étant calme et placide : les premières sorties furent sportives et compliquées, toute nouveauté pour Jim le faisant stopper net ou ramper, voire uriner sous lui tant il était terrorisé.

Il y a aussi les fragiles au niveau de leur santé, les vieux en fin de vie, les traumatisés, les estropiés, les caractériels, les fugueurs, les asociaux, les destructeurs, les malpropres, les résilients, et ainsi de suite. Un livre entier ne suffirait pas à recenser toutes les anecdotes de ces heureux maîtres qui, malgré des inconvénients, gardent pour la plupart coûte que coute leurs compagnons, s’engageant dans des processus d’améliorations des comportements à plus ou moins long terme et sans garantie de résultats.

De nombreuses heureuses surprises

Loin de moi l’idée de décourager les bonnes âmes qui voudraient accueillir un rescapé. La liste des heureuses surprises est encore plus longue.

Ainsi Marie a développé ses capacités d’inventions pour satisfaire les besoins de sorties de sa chienne et gérer la perméabilité de sa clôture. François s’est découvert patient et pédagogue, alors qu’il se considérait impétueux et colérique. Jean-Marc qui était un adepte des grands chiens s’est rendu compte que les petits modèles étaient tout aussi adorables et dignes d’attachement que les grands. Aude, Naomi ou Christelle évoquent tout ce qu’elles ont appris grâce à ces adoptions, sur elles-mêmes et sur les chiens dont elles avaient imaginé des traits qui n’étaient pas ceux qui se sont révélés.

Précautions d’usage pour sécuriser le projet d’adoption

Au-delà de l’adoption spontanée et imprévue, prenons la mesure de quelques points très importants pour que la cohabitation ne devienne pas cauchemardesque. SI vous habitez en ville ou en pleine campagne, si vous avez déjà des animaux, si vous vous absentez de longues heures tous les jours, si vous êtes locataire ou propriétaire, sportif ou casanier, heureux parents d’une famille nombreuse ou célibataire, votre recherche d’information sera à l’avenant. Pensez à questionner scrupuleusement, déplacez-vous ou demandez des vidéos, ne vous contentez pas des paroles se voulant rassurantes : la subjectivité des observateurs pourrait tourner en votre défaveur si vous ne prenez pas assez de précautions. N’oubliez non plus pas que les réponses que l’on vous fournira sont orientées et partielles : les tests réalisés en refuge par exemple, ne représentent pas la vie de famille ! Or il est avéré que changer d’environnement induit des changements de comportements : le tableau idyllique peut permuter du tout au tout selon les circonstances. N’y voyez pas une volonté de vous mentir, considérez simplement que les observations sont liées à un contexte qui n’est pas votre vraie vie à vous.

Au final

Les adoptions de chiens adultes sont prometteuses d’émerveillements et de moments plus difficiles du fait d’un passé qui nous est partiellement inconnu. Presque tous les adoptants affirment que pour rien au monde ils ne se sépareraient à présent de leurs meilleurs amis qui leur ont appris sur leurs propres limites, leurs apportent tant de plaisir et d’affection inconditionnelle. Il s’agit simplement d’être prêt dès le départ à faire face à des imprévus. Comme le dit Vincent, « envisager le meilleur, se préparer au pire » permet de n’avoir que d’agréables moments puisque l’on avait déjà anticipé les difficultés possibles.

Et vous, quand est-ce que vous franchissez le pas ?

Laurence Bruder Sergent

 

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 18:32

Pour Isabelle, le lien est fusionnel. Pour Gaëlle, magique. Pour Alain, c’est compliqué.

Carole a adopté deux petits chiens en même temps dans un refuge, elle est comblée par leur gentillesse et leur dynamisme et se dit pleinement heureuse grâce à eux. Alain son mari, grince des dents : pour lui ce sont surtout des contraintes et une privation de ses libertés : impossible de partir en week end sur un coup de tête ou de sortir le soir après la journée de travail, il faut d’abord s’occuper des animaux. Mais Carole n’en a cure : les avantages de la cohabitation sont largement supérieurs aux inconvénients. Et elle se plait à rappeler qu’au moindre petit éternuement canin, son Alain prend une journée de congés pour courir chez le vétérinaire avec le supposé malade alors qu’elle aurait attendu quelques heures supplémentaires pour voir la situation évoluer.

Des contraintes, certes, mais tant de joies en même temps

Florie ne pourrait pas vivre sans ses animaux, malgré les imprévus et un quotidien parfois compliqué. Comme tant de propriétaires, elle prend en compte les engagements qui sont les siens et s’organise, tous les jours, pour combler les besoins sociaux, biologiques ou comportementaux des êtres vivants dont elle a la charge.
Chaque honnête gardien reconnait qu’il y a des tâches quotidiennes, que la relation à l’Autre ne va pas sans contraintes mais affirme dans le même temps tenir coûte que coûte à la présence animale et à cette osmose devenue indispensable une fois que l’on y a goûté. Les innombrables apports du meilleur ami de l’Homme, l’affection offerte et reçue sans compter, l’amour distribué de manière inconditionnelle sont devenus irremplaçables. Amandine et son chiot dans les bras ne diraient pas le contraire, ils sont déjà mutuellement dépendants après 24h de vie commune.

Réciprocité indispensable

Ne perdons pas de vue que si nous profitons de tant de gains à cohabiter avec notre animal, les avantages se doivent d’être symétriques. Faute de quoi le lien est unilatéral et l’animal reste dans son statut d’aidant (ami, confident, thérapeute, prothèse affective, enfant ou conjoint de substitution…), sans en avoir les bénéfices. Nous ne sommes plus là dans un équilibre mutuel mais dans une situation d’assujettissement, le plaisir de l’un se fait au détriment de l’autre. Il en va de même pour la situation où c’est l’humain qui se sacrifie, par choix ou par nécessité, et la liaison devient dysfonctionnelle.

Le point de vue du chien

Nous l’avons bien compris chaque propriétaire a créé une entente unique avec son animal, qualifiée selon son ressenti de manière objective, démesurément embellie ou abusivement négative.
Il nous reste à interroger le chien sur son propre point de vue.
Que dirait-il s'il avait la parole ? Il nous faudrait l’interroger sur les marques d’affection que nous lui offrons en toute sincérité (le comblent-elles vraiment ?), le nombre et la nature des promenades offertes (lui suffisent-elles ?), les rencontres avec les congénères, la nourriture distribuée, les occupations fournies.
En ce dimanche matin chômé, j’invite chaque lecteur à se poser cette question : comment votre animal de compagnie qualifierait-il la relation que vous avez nouée ?

 

Laurence Bruder Sergent

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 07:46

Voici une petite BD bien sympathique sur les comportement des chats, nos autres amis.

Si vous êtes fan de Simon's Cat, vous allez adorer !

 

 

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 09:53

 

Une idée de cadeau pour les amoureux des chats ?
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 14:32

Il monte dans les tours, réagit vite et fort, s’excite, a du mal à se poser… Certains chiens ont des difficultés à garder le contrôle de leurs émotions.

Sylvain est confronté à une situation inédite : depuis que son chien est entré dans l’adolescence et à chaque fois qu’il n’obtient pas satisfaction, il claque des dents, lui saute dessus, et parfois cherche à lui attraper la manche. Master ne se modère plus et Sylvain rencontre toutes les peines du monde à le calmer.
D’autres maîtres vivent ces problèmes au quotidien, fréquemment avec de jeunes chiens, plus épisodiquement avec des adultes.

Les raisons possibles des dérapages

Les sujets qui nous intéressent aujourd’hui sont ceux qui dérapent, adoptant des comportements excessifs dans des contextes qui ne les nécessitaient pas. Ces attitudes peuvent avoir été renforcées (généralement involontairement) par les humains qui se sont agités en réponse ; ou il peut y avoir eu des lacunes dans les apprentissages précoces par exemple si le chiot a été privé de sa mère et/ou de ses frères et sœurs trop tôt.

L’éducation des chiots

Durant ses premières semaines de vie chaque individu juvénile doit en effet apprendre à gérer l’intensité de ses comportements de manière adaptée à chaque situation : il n’est pas envisageable de partir dans des crises d’hystérie à la moindre perturbation. La mère des petits leur apprend donc à agir avec discernement, en se contrôlant et s’adaptant à différentes situations. Mais si la chienne n’était pas une bonne éducatrice ou si les petits lui ont été enlevés avant la fin de son travail de transmission, des lacunes sont à prévoir, telles celle-ci : il ne s’autodiscipline pas, ne se modère pas, ne gère pas bien la frustration. Ses réactions sont alors excessives, son impatience grandiloquente, sa colère éclatante. L’adulte qu’il devient produit ces comportements car l’attente est trop stressante, inacceptable, insupportable, il la refuse.

Apprentissages et renforcements

L’autre possibilité à envisager découle de la manière dont l’entourage a géré les excès du jeune chien tandis qu’il faisait de nombreuses tentatives pour se situer dans son environnement, testant ce qu’il était en droit de faire, de réclamer ou d’obtenir. La plupart des humains réagissent lorsque l’animal vient les solliciter exagérément, et ce faisant, ils alimentent les comportements, même si c’est pour faire des remontrances ! Le chien voulait obtenir une réaction, il a été satisfait. Ainsi donc, croyant faire cesser l’attitude désagréable, on l’a en fait renforcée.

Ce que l’on peut faire

En premier lieu il convient de s’assurer que les besoins du chien sont satisfaits : lui permettre de flairer, le promener et le défouler suffisamment, car cela diminuera sa réactivité et son énergie s’il est comblé physiquement et psychologiquement parlant. Il faudra aussi s’assurer qu’il vit dans un environnement structurant, dans lequel il dispose de règles claires et compréhensibles pour lui. Enfin ce seront les propriétaires qui devront apprendre à rester calmes et se comporter de la bonne manière, celle qui consiste à ne pas récompenser involontairement les agitations du chien qui n’attendait que cela,  en punissant ou s’en moquant.

Vous l’aurez compris, les dérapages canins ont une explication logique et se gèrent avec patience et constance. Il existe cependant une minorité d’individus qui souffrent d’une pathologie de type hyperactivité, et pour ceux-là, l’intervention médicamenteuse sera à considérer avec leurs vétérinaires.

Dans tous les cas, fuyez les personnes qui vous disent qu’il convient d’user de violence ou de contrainte physique, la rudesse n’apporte jamais la solution pérenne au comportement attendu, et vous prendriez le risque d’endommager sérieusement la relation que vous entreteniez avec votre chien.

Laurence Bruder Sergent

 

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