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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:34
Apprentissages volontaires et involontaires
Grâce à notre présence et à nos attitudes quotidiennes nos chiens mémorisent ce que l’on attend d’eux et apprennent à reproduire le meilleur… comme le moins bon.

Adeck le chien de Jacqueline, a pris une habitude qu’elle voudrait lui faire disparaitre : il attaque l’aspirateur dès qu’elle le met en fonctionnement. Il se met dans tous ses états, se jette sur la machine tant qu’il l’a sous les yeux, essaie de croquer chaque partie accessible à ses dents.
Vodka quémande sans cesse à table, surtout auprès du beau-père lorsqu’il vient manger chez ses maîtres. Depuis le premier jour où elle l’a rencontré, elle sait que beau papa garde toujours un morceau de nourriture dans son assiette pour elle.
Balou aboie comme un fou lorsque l’on toque à une porte d’une chambre ou sur la table du salon, même si c’est pour s’amuser.

Apprentissages passés

Ces trois chiens n’ont pas acquis ces actions tous seuls, ils ont été aidés dans ce sens par les réponses de leurs propriétaires. Cela arrive à tous les maîtres à un moment ou à un autre de la cohabitation : sans s’en rendre compte, ils transmettent à leurs animaux des réactions en réponse à leurs propres comportements. Lorsqu’ils rient, applaudissent ou récompensent certaines attitudes, ils montrent leurs acceptation et contentement, et par là même, engendrent le fait que les comportements se reproduisent.

Malheureusement si le chiot parait tout mignon lorsqu’il s’agite et fait son cinéma, la même attitude peut être bien moins désirée lorsqu’il est adulte.

Comment corriger plus tard

De la même manière qu’il y a des variantes pour cuisiner une choucroute, il est possible d’agir de différentes façons lorsque l’on souhaite modifier un comportement de son toutou.

Le fait de punir une attitude que l’on a soi-même générée ne fait évidemment pas partie des options choisies par les comportementalistes contemporains, par définition non violents.

Je propose plutôt de tenter l’une de ces stratégies qui, disons-le clairement, demandent chacune un peu de doigté mais surtout du temps, de la persévérance et de la patience.

Les réactions du chien aux nouvelles propositions nous renseigneront sur l’efficience de chacune des techniques. Certaines vont formidablement fonctionner avec certains chiens, quand il faudra changer la recette pour d’autres.

Il est donc recommandé de ne pas les utiliser ensemble, mais d’en choisir une et de s’y tenir sur plusieurs semaines. En cas de résultat insuffisant, la seconde sera expérimentée, et éventuellement la troisième.

Dans notre prochain article, nous détaillerons les méthodes de l’extinction, l’habituation, et les contre-propositions.

Si vous voulez proposer vos idées pour aider les propriétaires d’Adeck, Vodka et Balou, n’hésitez pas à le faire en envoyant vos messages à dnaregion@dna.fr.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 08:41

Bonjour à tous,
comme vous le savez, Vox Animae dispense des formations d'éducateur canin selon les méthodes modernes et positives.
Dans ce contexte, nous vous proposons de bénéficier d'une séance gratuite menée par nos stagiaires sous la supervision de 4 formateurs aguerris.
Au Floessplatz, à Mollkirch, le vendredi 22 avril, nous proposons des séances individuelles d'éducation sur rendez vous.
Pour participer gratuitement à une de nos séances avec votre chien, nous vous remercions de nous contacter par email (j.christ@vox-animae.com) et de nous préciser :
- vos nom et prénom et vos coordonnées téléphoniques
- le nom de votre chien
- son âge et sa race (nous ne pouvons accepter les chiens catégorisés)
- les problématiques en terme d'éducation si vous en rencontrez
- la/les date/s et le/s créneau/x horaire/s qui vous conviendraient.
Pour la sécurité de tous, il faudra enfin nous fournir une copie du certificat de vaccination (à jour) de votre chien.
Nous vous recontacterons pour valider avec vous votre participation.
A bientôt !

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 17:43
Lignée de travail ou lignée de beauté ?

Les amateurs de chiens ne font pas toujours la différence dans les ascendances des chiens de races dont ils font l’acquisition.

Marguerite fait part de sa surprise dans son dernier courrier : son berger australien se met à poursuivre les voitures depuis qu’il a 14 mois. En la questionnant sur la provenance de Darius, j’apprends que ce dernier a grandi dans une ferme des Vosges, où il accompagnait sa fratrie et l’agriculteur toute la journée dans son exploitation. Il veillait avec sa mère et ses frères et sœurs sur les vaches dans leurs pâturages et suivait fréquemment le tracteur de son maître depuis ses 6 semaines.

Emergences d’attitudes normales mais… non désirées

Depuis qu’elle l’a adopté Marguerite ne l’a jamais incité à rassembler des animaux, mais cet instinct est en train d’émerger chez son Darius, et se manifeste de plus en plus souvent, sur tout ce qui passe sous ses yeux. Marguerite s’inquiète légitimement pour son chien et les passants lors de se ses courses poursuites avec les bicyclettes, les enfants à rollers ou les voitures.
Comme il n’a pas de vaches sous la truffe, il a transféré à d’autres « proies » son instinct de poursuite, d’encadrement et de surveillance qui ne peut s’exprimer sur ces cibles de prédilection.

Du point de vue de l’observateur averti, les origines potentielles de ces nouveaux comportements trouvent plusieurs explications.

Différences entre les lignées

Les chiens dits « de travail » sont des individus dont les éleveurs ont privilégié certains traits particuliers tels que les capacités pour des tâches précises, pour les faire se reproduire ensemble. Comme tous les sujets de la même race ils présentent des aptitudes communes, mais certaines ont été favorisées, augmentées et perfectionnées pour aider l’Homme au quotidien selon ses désirs.

Lorsque les lignées de beauté sont mises en avant, il s’agit davantage de géniteurs choisis sur des critères morphologiques conformes au standard de la race en question. C’est surtout leur aspect visible qui est recherché, ce qui n’en fait pas pour autant de mauvais chiens à la chasse ou à la garde de propriétés, mais cela n’a pas été voulu en première intention.

A quoi peut-on s’attendre concrètement ?

Il est utile de rappeler que tous les représentants des pures races de chiens portent en eux les compétences que l’on a visées dans les normes établies. Ces traits peuvent cependant être augmentés ou diminués par la sélection génétique, les apprentissages et l’environnement.

Pour en revenir à Darius, il portait dès sa naissance les prédispositions à encadrer un troupeau en faisant partie d’une lignée de chiens habitués à mener ces tâches extérieures, et une fois qu’il a passé les principales étapes de son développement, elles ont commencé à se manifester.
Darius fait partie d’une lignée de travail et en ce sens, ses besoins en termes de dépense d’énergie, d’exercices et de stimulations autant intellectuelles que physiques sont importants.
Il revient maintenant à Marguerite de trouver un moyen de lui permettre de les réaliser, pour la qualité de leur relation et surtout, l’équilibre émotionnel et le bien-être physique de Darius.

Laurence Bruder Sergent

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 07:38
Tous comportementalistes ?

Philippe a envoyé un courrier électronique en demandant s’il est vraiment nécessaire de suivre une formation pour comprendre les chiens.

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Il m’écrit que pour lui toute personne qui a des animaux et qui est un peu attentive à eux, est capable de donner des conseils pour aider les autres propriétaires qui rencontrent des difficultés. Lui-même l’a déjà fait et il a expliqué à plusieurs personnes de son entourage ce qu’il fallait faire quand un chien dysfonctionne. Il publie régulièrement des recommandations dans des forums de discussions sur le net.

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L’expérience prime-t-elle sur la connaissance ?

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Ce que suggère Philippe à mots couverts, c’est que l’expérience suffit à faire de nous des experts. C’est un peu comme si l’on considérait que, puisque l’on conduit une voiture depuis des années, il nous est facile de changer tout seul la courroie de transmission, ou que parce que l’on parle français il est aisé d’entrer à l’Académie Française.

Il n’est pas difficile de se rendre compte que le raisonnement n’est pas sans faille.

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La rigueur incontestable de la science

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La compréhension des comportements des animaux est une science appelée « éthologie ». Elle évolue sans cesse, les recherches sont en cours en permanence dans plusieurs universités partout dans le monde et ce qui était considéré exact il y a 15 ans ne l’est plus forcément aujourd’hui. C’est pour cela que les professionnels mettent leurs connaissances à jour régulièrement, afin de continuer à faire correspondre les notions théoriques à la réalité du terrain. Ce travail ne s’improvise pas, les approximations et la chance ne peuvent pas faire partie de l’équation lorsque l’on pratique la relation d’aide à la personne.

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Analyses, diagnostics et conseils à la portée de tous ?

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Chaque intervention auprès d’un binôme en difficulté nécessite un temps d’enquête avant de déterminer les origines possibles des attitudes qui sont reprochées au chien. C’est en fonction des résultats de ces longues investigations que les suggestions d’améliorations seront personnalisées, en tenant compte autant de l’animal que de son environnement. Les difficultés à prévoir et leurs moyens d’y remédier, les écueils à éviter et les astuces de professionnels ne sont pas accessibles de prime abord, même avec la grande encyclopédie gratuite qu’est Internet. C’est pourquoi il n’est pas recommandé d’accorder sa confiance au premier venu fort de sa seule expérience sans socle théorique solide. Il vaut toujours mieux privilégier les connaisseurs aux amateurs, aussi éclairés soient-ils. De la même manière que l’on confie rarement sa santé à un marabout.

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Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 10:32

Après avoir mordu son petit maître de 5 ans, Taika a été replacée la semaine dernière.

Nombreuses sont les campagnes d’informations qui circulent par tous les moyens possibles pour alerter les adultes sur les dangers des irresponsabilités dans la gestion des chiens et des enfants. Nous avons tous assisté à des comportements dangereux, tolérés voire encouragés par des parents involontairement inconscients. Des mains qui triturent les poils du gentil toutou, qui se tendent vers la gamelle du chien en train de se nourrir, des petits qui s’accrochent aux colliers pour se tenir debout ou se faire tirer sur leurs patins à roulettes…. Ce ne sont là que quelques exemples aberrants, affolants pour les personnes informées des risques éventuels.

Taîka quitte sa famille

Jacqueline m’a adressé un triste message électronique, car Taika, la chienne de ses voisins qu’elle connaissait depuis longtemps, a été abandonnée. Elle me raconte que les enfants avaient le droit de « tout faire » avec elle : la baigner de force dans la petite piscine qui trainait dans le jardin, lui lancer et lui reprendre la balle directement dans la gueule, faire du cheval sur son dos. C’est ce dernier comportement qui a été fatal à la chienne : l’âge et l’arthrose aidant, Taîka n’a pas pu supporter le poids pesant sur son dos, elle a grogné pour demander que cela s’arrête. Malheureusement son « cavalier » a persisté et la chienne a donné un coup de dent. Dans la journée sa cohabitation dans ce foyer s’est arrêtée, les liens tissés ont été coupés nets.

Ce que ressentent les chiens dans ces moments

Au-delà de l’histoire de Taïka, c’est tout un raisonnement qui est à revoir dans nos relations aux animaux. Faire preuve d’empathie, se mettre à place de l’autre, essayer de ressentir durant quelques secondes ce qu’ils vivent, nous éviterait d’adopter des attitudes négatives, de faire des conclusions hâtives et de prendre des décisions irrécupérables.

Tranquilles à rêvasser
Imaginons que nous sommes paisiblement installés dans notre fauteuil, que nous dégustons paisiblement notre repas, que nous sommes occupés avec un jeu que l’on apprécie particulièrement avec des amis ou à humer les odeurs de l’herbe fraichement coupée… et que l’on vient nous déranger. Sans doute commencerions-nous par demander l’arrêt de l’envahissement et hausserions-nous le ton en l’absence de résultat. A leurs manières et avec leurs outils de communication, les chiens nous signifient eux aussi leurs limites et leurs désirs.

Malheureusement ces comportements légitimes de demande de tranquillité ne sont pas accordés à nos meilleurs amis alors qu’ils sont parfaitement compréhensibles et légitimes.

Rappel des règles

Il ne doit pas être permis de déranger un chien, de lui faire peur, de lui faire mal, de le saisir comme d’un ballon de baudruche, ni de faire du rodéo sur lui, de le prendre pour un objet inanimé, de faire semblant de prendre sa nourriture. Il n’apprécie pas ces attitudes qui le mettent en inconfort profond et ce n’est pas parce que certains chiens très tolérants acceptent sans mot dire, qu’ils ne ressentent rien ou qu’ils apprécient les méthodes. Ils méritent tous le respect.

Prenons le temps d’apprendre à nos enfants ce qui est inacceptable, nous le leur devons, comme aux animaux que nous avons apprivoisé. En pensant à Taïka et tous les autres.

Laurence Bruder Sergent

Venez à la rencontre de comportementalistes vendredi 25 mars pour une journée d’informations et de jeux en famille au Floessplatz de Mollkirch !

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 07:19

Béatrice se fait du souci car son adorable Typex présente des comportements qui la déstabilisent.

Alors qu’il se comporte comme gentil chien en promenade, dans la rue et lorsqu’il est en visite chez des amis, il se transforme en tyran à l’intérieur de la maison. Montrant les dents dès que Béatrice lui demande de laisser la place car il se pose sans cesse dans son passage, il grogne aussi pour obtenir des morceaux de son fromage et attrape le câble du fer à repasser quand elle s’attarde sur l’excitante tâche domestique.

Le sens de ces attitudes

Les attitudes que décrit Béatrice font penser à un animal qui surveille sa maîtresse et veut exercer son contrôle sur tout ce qu’elle fait. Il est plus aisé pour lui de s’adonner à une telle vérification lorsqu’il y a une seule personne à encadrer, tandis qu’à l’extérieur ou dans un nouvel environnement les stimulations sont tellement nombreuses qu’elles dépassent ses capacités de gestion. C’est peut-être pour cela qu’il est adorable dehors et tyrannique à l’intérieur. Contrairement à ce qu’a imaginé Béatrice, son Typex est davantage un sujet omniprésent et excessif qu’un toutou bipolaire.

Pour ré équilibrer la situation

Mon conseil pour retrouver une qualité relationnelle consiste à appliquer le modèle du leadership. Il s’agit de montrer à Typex qu’il ne lui est pas permis d’être aussi possessif et qu’elle va reprendre la gestion des évènements quotidiens. Lorsqu’il aboie devant pour obtenir des friandises, il va devoir attendre. Pour les croutes de fromages aussi, elles lui seront données dans sa gamelle, après que sa maîtresse ait elle-même terminé son repas. Des barrières de sécurité seront mises dans les pas de portes afin que Typex ne puisse plus la suivre partout, et il sera installé en périphérie lorsque Béatrice s’occupe de son linge ou de n’importe quelle tâche quotidienne.

Les apprentissages de Typex

Par ces quelques petits aménagements et surtout un fléchissement dans la tolérance extrême de Béatrice envers son chien, Typex fera l’apprentissage qu’il ne peut plus superviser tout ce qui se passe dans une journée car quelqu’un d’autre s’en charge à sa place. Il n’aura plus le pouvoir et devra laisser la place plutôt que de systématiquement l’occuer. Il va peut-être manifester de la résistance et c’est pourquoi l’inflexibilité et la persistance de Béatrice feront toute la différence.

Adapter les techniques à chaque chien

Si la technique du leadership fonctionne pour Typex, il est utile de savoir qu’il existe de multiples manières d’agir lorsque l’on se trouve face à un chien dont les comportements nous dérangent. On peut aller jusqu’à dire qu’il y a autant de façons de faire que de chiens, puisque seule la personnalisation amène des résultats probants et pérennes.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 17:16

Vox Animae propose une formation pour devenir promeneurs de chiens, en toute sécurité, pour le confort des chiens et des propriétaires.

Renseignements sur cette nouvelle formation unique en France : http://www.vox-animae.com/nouveaute-promeneur-chiens

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 07:02

Votre chien est-il déprimé ?

Toutou n’est pas comme d’habitude, il a une baisse de moral.

Même si notre législation et les mentalités ne l’ont pas encore totalement intégré, la science l’a prouvé : les chiens ressentent des émotions. Comme nous ils peuvent être sujets aux variations liées à de nombreux facteurs internes (âge, état de santé, hormones…) et externes, comme l’environnement, la saison, et la relation avec leurs propriétaires. Ils peuvent être en forme étincelante un jour, et plutôt apathiques le lendemain.

Déprimé ou déstabilisé ?

Fabienne m’a contactée car elle se fait du souci pour sa Gipsy. Suite à des changements qu’elle a été contrainte de mettre en place dans le quotidien de sa chienne, cette dernière montre des comportements qui lui font craindre que sa meilleure amie déprime. Elle a moins d’entrain pour les promenades, joue peu, semble trop calme.

Les signes qui alertent

Pour savoir si votre compagnon canin est concerné, observez-le attentivement. Une anomalie dans son comportement habituel, des attitudes qu’il n’avait jamais produites auparavant doivent vous alerter, surtout si elles se prolongent. Un chien qui se met à l’écart, qui a un regard éteint, manque d’enthousiasme, ne joue plus, cherche à se soustraire aux contacts alors qu’il les appréciait doivent vous conduire chez son vétérinaire. Tous ces indices peuvent aussi amener sur la piste d’une douleur ou d’une difficulté d’adaptation. Il peut être déstabilisé (comme Gipsy), malade, provisoirement angoissé, il n’y a pas que la dépression qui peut expliquer les postures décrites plus haut.

Comment l’aider

Une fois qu’aucune maladie n’a été identifiée et si les problèmes persistent, il y a de nombreuses astuces que l’on peut mettre en place pour aider le chien.

Pour commencer un enrichissement de son quotidien peut améliorer très significativement les choses.

Apporter de nouveaux jouets (bien choisir les types d’objets qui le mettent en joie), lui offrir une nourriture plus appétissante pour augmenter son plaisir au nourrissage (ajouter du jambon, du blanc de poulet, quelques morceaux de fromages… si cela ne génère pas de troubles digestifs chez lui), lui proposer des sorties plus nombreuses (mêmes courtes !), des promenades dans de nouveaux lieux pour qu’il explore olfactivement, et des rencontres avec d’autres chiens s’il les apprécie.

L’idée est de lui redonner de l’énergie, et grâce aux activités hédoniques, de grands progrès peuvent apparaitre.

Derniers conseils

Afin de ne pas générer de nouveaux problèmes, il est utile de conscientiser ce que l’on met en place. Il est notamment nécessaire d’éviter de trop cajoler le chien, de le prendre soudainement dans le lit avec soi, de le porter sans cesse, sinon il y a risque de tomber dans d’autres travers, comme la dépendance affective, l’incapacité à rester seul, le besoin constant d’action.
L’idée est de trouver un équilibre entre la stimulation du sujet perturbé et la modération. Mon conseil pour Gipsy et ses congénères atteints du même mal, sera donc de trouver ce qui la comble et de le lui offrir… sans excès.

Laurence Bruder Sergent

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:42

Si vous ne connaissiez pas tout de votre toutou, vous pouvez découvrir son existence profonde en répondant à 20 questions dans un test de personnalité canine.

Internet est le royaume de l’information accessible rapidement et presque toujours gratuitement, sur tous les sujets.

Pour connaître une race ou un tempérament de chien, il suffit d’écrire quelques mots sur un moteur de recherche et vous obtiendrez une réponse.

Quelques surprises après le clic

Jocelyne m’a envoyé les résultats d'un test qu'elle a passé en ligne car elle voulait comprendre certaines attitudes de son meilleur ami canin, pas toujours limpides à ses yeux.

La conclusion de ce quiz ? Son gentil Daffy n'est pas celui qu'elle croyait. Parce qu’il a ses petites habitudes comme aboyer devant la fenêtre à la vue des promeneurs, ou se coucher dans les passages, il serait un « sujet caractériel à tendance dominante, voulant démontrer son statut à la moindre occasion ». Oui oui. C’est sûr, la psychopathologie n'est pas loin ! A partir de deux situations anecdotiques, le caractère de Daffy est découvert, la camisole de force s’approche dangereusement de son panier. …

Raccourcis et erreurs d'interprétation

Le test ne craint pas d’affirmer qu'à partir d'un ou deux comportements très contextualisés, il est possible de déduire le caractère persistant voire définitif de son auteur. Le pauvre Daffy en est victime à son corps défendant.

C’est un peu comme si, au prétexte d’avoir fait poser une clôture dans votre jardin, vous étiez catalogué asocial et refusant les contacts avec vos voisins, limite réfractaire à l’humain et ermite dans l’âme...

Accepteriez-vous facilement cet outrageux raccourci ?

C’est pourtant ce qu’implique, bien innocemment, ce type de questionnaire : déterminer l’indéterminable à partir de dispositions arbitraires.

Utile pour lutter contre l’oisiveté

Amis internautes, si vous avez du temps à perdre, vous pouvez consulter sur le réseau mondial l’aberrant questionnaire, et beaucoup d’autres explications lumineuses du même type. Parfois, il s’agit de sites aux thématiques volontairement drôles et décalées, le deuxième degré de lecture s’impose, tout le monde sait que c’est « pour de faux ». Parfois, comme ici, l’information est donnée sous le sceau d’une qualité revendiquée mais sans que la prose soit signée de la patte d’un professionnel… méfiance !

Aussi subjectif que pour les humains

Idées reçues reprises à l’emporte-pièce, données non vérifiées ou non vérifiables, incompétence et inconscience dans la portée des propos... il ne faut pas prendre l’information donnée sur Internet comme unique et vraie !

Comme pour les humains qui s’amusent à répondre aux questions sans que cela porte à conséquence (personne ne va croire qu’un magazine peut vous découvrir en quelques items), n’hésitez pas à prendre à la légère ces petits exercices : après tout, ils ne font pas de mal si on ne les prend pas au sérieux. Du moment qu’ils ne dispensent pas de garder la distance de rigueur, et que l’on évite à nos chiens d’être catégorisés abusivement.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 10:44
Formation de comportementaliste canin au Québec

Apprenez le métier de comportementaliste canin depuis chez vous, et pour 4 journées de formation en présentiel au Québec.

Renseignements ici : http://www.vox-animae.com/comportementaliste-canin-au-qu%C3%A9bec

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