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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 08:33
l'illustration de Patrice Seiler en accompagnement de mon article pour les DNA

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 21:07
J'ai réussi à mettre en ligne l'émission de radio de Jacques Pradel, à laquelle j'étais invitée l'an dernier.

Pour l'écouter gratuitement, aller voir sur http://www.comportementduchien.com/sommaire2.html 

à bientôt !
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 09:45

Capacités innées des chiens ou volonté des maîtres ?

 

 

Plusieurs propriétaires de chiens m’ont déjà rapporté leur malaise quant-à devoir satisfaire les prédispositions liées à la race de leurs chiens sous couvert que les en priver serait presque un acte de maltraitance.

 

Ainsi, parmi les idées reçues qui circulent…

Un berger allemand doit absolument faire du mordant

Un caniche est fait pour les expositions de beauté

Un border collie doit garder les moutons

Un ratier doit partir à la chasse

Un doberman est parfait pour le gardiennage

 

Concrètement, chaque animal possède certaines aptitudes innées issues de sa lignée. Si ses ancêtres ont été accoutumés à la conservation de ces capacités (de chasse, de défense, de garde de troupeaux…), notamment par des éleveurs de chiens de race, elles seront probablement latentes. Ainsi le chien possèdera un bagage génétique « favorable » pour la mise en pratique de ce potentiel. Remettons maintenant les choses dans leur contexte : s’agit-il des attentes des propriétaires ou des réels besoins des chiens ? Il y a malheureusement souvent amalgame. A titre d’exemple, un maître m’appela un jour pour me dire que son molosse n’aimait pas attaquer un homme sur ordre. Il fallait que je répare cette « erreur de la nature ». sic.

A-t-on pris en compte les envies du chien lui-même ? Est-il forcé d’apprécier les activités choisies pour lui par l’homme, et s’il n’est pas de cet avis, cela fait-il de lui un mauvais chien ?

Les standards physiques d’une race sont importants pour son homogénéité, en revanche l’appartenance à une race ne peut déterminer la volonté propre du chien, contrairement aux qualificatifs donnés dans les livres. Un chien peut ne pas aimer ce que l’on attend de lui.

 

Modifications de l’apparence

 

A l’autre extrémité, voici une autre dérive anthropomorphique, . récemment s’est ouvert à Paris un salon de beauté pour chiens. Les bêtes peuvent bénéficier d’une coupe, d’une teinture de leurs poils, et même de mise en beauté de leurs ongles. Elles peuvent aussi profiter de bains de boue, se faire confectionner un collier de strass et écouter de la musique spécifique pour les chiens.

Va-t-on nous faire croire qu’il s’agit d’amour de l’animal, lorsqu’on lui inflige une modification de sa morphologie au point même de gommer son odeur avec des parfums capiteux ? De la même façon que l’on ne devrait pas imposer, une activité à laquelle le chien ne trouve aucun plaisir, il est indispensable de se rappeler les besoins primaires de l’animal.

Idéalisant son ami à quatre pattes, voire projetant une image satisfaisante de lui-même sur lui, l’homme en oublie parfois que l’amour, c’est savoir apprécier les différences de l’autre sans chercher à substituer sur lui ses propres désirs…

 

Laurence BRUDER SERGENT

www.comportement-canin.com

 

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 14:03

Mardi 23 septembre, je vais être titillée par Philippe Bouvard, Pierre Bellemare et Macha Méril au sujet des restaurants pour chiens et autres agences matrimoniales.

Allumez votre poste entre 16h et 18h !

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 20:57

 

 

Le comportementaliste est un spécialiste des relations entre l’Homme et le Chien. Alors que je traite généralement des chiens de compagnie et de leurs éventuels problèmes de comportement au sein de leur famille, j’aborde aujourd’hui un aspect purement utilitaire, et immédiatement mesurable, de leur présence à nos côtés.

 

Début juillet, un juge de Nanterre a fait venir un chien pour l’affaire d’une possible affaire de meurtre. Une femme avait été retrouvée morte à son domicile. Pour les uns, il s’agissait d’un suicide, pour les autres d’un meurtre. Le juge a ordonné une reconstitution sur les lieux de l’évènement, en présence du chien de la défunte, du greffier, des avocats, d’un vétérinaire, et d’une personne qui était suspectée.

Lorsque celle-ci s’est approchée, le chien s’est mis à aboyer. Cet élément a été consigné dans le dossier judiciaire.

Faut-il voir dans l’attitude du chien une preuve de la responsabilité de la personne soupçonnée ? Personne ne sait ce que les juristes feront de tels éléments.

Il y a tout de même de quoi être sceptique, et très prudent dans l’interprétation de l’attitude de l’animal. Il est tout à fait hasardeux de conclure à quoi que ce soit sans connaitre le tempérament du chien, son contexte de vie et les relations qu’il entretenait avec la personne concernée.

L’animal a fort bien pu identifier un visage déjà rencontré auparavant. Et même si lors de leur dernière rencontre, le chien avait vécu une expérience déplaisante au contact de cette personne, ce n’est pas pour autant qu’il faut s’engouffrer dans un jugement hâtif en estimant la personne coupable. Coupable de quoi, d’ailleurs ? D’avoir fait aboyer le chien ? Un bon avocat mettrait peu de temps à démonter de telles hypothèses.

 

Malgré cet exemple spectaculaire et quelque peu excessif, la piste du soutien apporté par les chiens aux activités humaines n’est plus à démontrer. Recherches de personnes ensevelies dans les décombres, détection de substances prohibées, assistant des gendarmes et policiers, nous savons que les compétences canines sont indispensables dans ces cas. Mais il y a d’autres activités, moins connues, pour lesquelles les compétences canines sont recherchées.

 

 

Détection des cancers dont les humains sont atteints

 

Depuis une vingtaine d’années, des scientifiques s’intéressent à la détection du cancer par les chiens.

 

En 1978, une jeune femme, Gillian Lacey, dont le dalmatien flairait avec insistance un banal grain de beauté qu’elle avait sur la jambe, s’est décidée à consulter un médecin. Il s’agissait d’un dangereux mélanome. Elle en a fait état, et plusieurs chercheurs ont eu des idées pour aller plus loin dans les investigations. Des cas similaires ont d’ailleurs été rapportés et publiés dans journal médical britannique « The Lancet » en 1989.

De son côté, la Pine Street Foundation, en Californie, a mené une expérience à partir d’échantillons d’haleine exhalée dans des tubes. Les chiens devaient détecter les échantillons de patients atteints du cancer du poumon ou du sein. Après plus de 12 000 essais, les chiens ont atteint un taux de succès impressionnant : ils ont identifié 88 % des échantillons représentants le cancer du sein, et 99 % pour le cancer du poumon. A ce jour, aucune technologie ne peut égaler une telle performance !

 

 

Assistance à différents niveaux de handicap

 

On connait bien aujourd’hui les chiens d’assistance aux personnes malvoyantes ou aveugles, et handicapés moteurs. La Fondation des Lions du Canada, en Ontario, forme aussi, chaque année, des chiens pour porter secours aux épileptiques.

Il s’agit de leur apprendre à détecter les crises avant qu’elles surviennent, et ainsi, de réagir pour alerter l’entourage ou la personne elle-même. En plus de cette aide immédiate, il est prouvé que la présence du chien fait baisser le stress lié à la maladie, ce qui a pour effet de diminuer considérablement le nombre de crises.

 

Pour les personnes malentendantes

 

Il existe aussi des centres de formation de chiens d’assistance pour les personnes malentendantes au Japon, aux USA, en Angleterre et en Suède.

 

Les chiens sont entraînés pour alerter la personne sourde aux sons qu'elle ne peut pas entendre : la sonnerie du téléphone, la sonnette de la porte, le sifflement de la bouilloire ou le minuteur du four, les pleurs d'un bébé, mais aussi à l'appel du nom de son maître, au son d'une alarme d'incendie ou d'un détecteur de fumée.

 

En France, malheureusement, nous sommes à la traîne. Une association avait été créée il y a quelques années, mais aujourd’hui il ne subsiste plus de trace de son existence sur Internet. Il semble que faute de financement, elle ait été contrainte de fermer ses portes.

 

 

 

Des chiens donnent confiance aux diabétiques, protègent les épileptiques, dépistent un cancer plus rapidement que la technologie moderne… et la justice française prend même le risque de recevoir un chien comme « témoin » dans le traitement d’une affaire.

Il semble que l’on ne soit pas encore au bout de nos découvertes, en ce qui concerne l’aide concrète que nous apportent nos chiens.

Pourtant ces faits ne sont pas encore pris très au sérieux par le monde scientifique, et il est très difficile de trouver des fonds pour la recherche dans ce domaine.

 

 

Laurence Bruder Sergent

Comportementaliste

Auteur des livres « la cause des chiens » et co auteur de « j’éduque mon chien moi-même »

Formatrice de comportementalistes

www.comportement-canin.com

 

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 17:42
cette fois, l'impression est (presque) lancée !

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 08:04

Mon article "amadouer plutôt que dominer"
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 19:43

Amadouer plutôt qu’imposer

 

 

Lorsque l’on évoque la manière d’apprendre une commande à un chien, chacun a son idée sur la question. Laurence Bruder Sergent évoque aujourd’hui sa conception du sujet.

 

Une idée trop répandue au sujet de l’obéissance des chiens, c’est qu’il faut nécessairement en passer par la soumission de l’individu que l’on veut éduquer, selon le principe de la hiérarchie. Pour ce faire, on va hausser le ton, utiliser la force, l’autoritarisme s’il le faut.

Pourtant il est tout à fait possible de passer par la douceur pour obtenir ce que l’on veut. Amadouer, plutôt qu’imposer. Si on obtient le résultat visé, en quoi la méthode employée devrait-elle être dure ou coercitive ? La fin justifie-t-elle les moyens ?

Prenons quelques exemples simples, que n’importe quel propriétaire de chien pourra appliquer après avoir lu cet article.

 

Pour apprendre à un chien à s’assoir sur demande, montrez-lui quelque chose (jouet, friandise ou autre) et levez votre main afin que votre chien soit obligé de lever les yeux pour voir ce qu’il convoite. Normalement il va s’assoir. S’il saute, ne vous inquiétez pas. Restez calme et tenez toujours votre appât légèrement au dessus de son regard mais pas trop haut, sinon vous l’encouragez à bondir. Après plusieurs essais, constatant qu’il n’obtient pas ce qu’il veut lorsqu’il s’excite, votre toutou s’assiéra. Vous ne l’aurez pas touché, vous n’aurez pas appuyé sur son postérieur, vous ne l’aurez pas grondé parce qu’il se trompe. N’oubliez pas de le féliciter lorsqu’il aura fait ce que vous attendez de lui ! Encore une fois, laissez-le faire ses essais et trouver la bonne attitude : sans le toucher ni crier, si vous lui laissez le temps, il fera ce que vous attendez.

 

Autre situation : Médor n’arrête pas de quémander lorsque vous êtes à table, alors que vous ne lui donnez jamais rien à manger durant votre repas. Commencez par lui demander gentiment de s’éloigner, de se positionner à un endroit que vous aurez préparé pour lui (son panier par exemple, placé à l’écart de la tablée). Attendez-vous à ce que dans les secondes qui suivent, il soit de nouveau à côté de la table ! Il préfère être près de sa convoitise que tenu à distance. Dans ce cas, demandez-lui une seconde fois (et une troisième si nécessaire) de se remettre à sa place. S’il est à nouveau dans vos parages, isolez-le. Votre chien va être estomaqué un moment, car vous ne l’avez pas habitué à cela. Mais rapidement, après un certain nombre de répétitions (variable selon les individus), il comprendra que c’est son comportement qui a entraîné son « expulsion ». Certes il va falloir renouveler l’expérience, la répétition étant la base de la pédagogie. Mais la satisfaction de ne pas avoir brutalisé l’animal le vaut bien, non ?

 

 

Laurence Bruder Sergent

www.formationcomportementaliste.com

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 11:26

Molsheim - Molsheim / Éducation canine
Le meilleur ami du chien

 

 

Labrador, terre-neuve, golden retriever, berger d'Asie centrale, une dizaine de chiens gambadent sur la pelouse. A quelques mètres : des joueurs de pétanque et des curieux les regardent attentivement. « Aujourd'hui, on a surtout des moyens et des grands chiens adultes. Ça dépend des séances. On est obligé de refuser les chiens de catégories 1 et 2, ils doivent être muselés et, pour les premiers, tenus en laisse et on refuse cela », explique Martine.

« On n'utilise pas la domination ou la violence pour faire progresser l'animal »


 Pendant deux heures, exercices et pause alternent. « Pendant au moins une heure, les chiens sont lâchés sans laisse », décrit Laurence, « c'est important qu'ils interagissent entre eux. Ce sont des mammifères sociaux qui ont besoin d'avoir des relations avec les autres chiens ».
 Depuis plusieurs années, ces deux éducateurs canins proposent ces séances d'éducation basée sur des méthodes amicales : « On n'utilise! pas la domination ou la violence pour faire progresser l'animal », décrit Laurence, également comportementaliste, « on cherche à faire comprendre aux maîtres que le chien est avant tout un ami et qu'on peut l'éduquer tout en le respectant ». Aujourd'hui, trois chiens d'handicap se sont joints au groupe. « Il y a une personne en fauteuil roulant, c'est bien aussi que les chiens s'y habituent », souligne Martine.
 Les deux femmes sont en quelque sorte des précurseurs et accueillent des comportementalistes stagiaires souhaitant découvrir ces méthodes. Valérie est venue des Yvelines : « Je ne suis pas experte dans le domaine mais ce genre de stage est très rare. Je suis venue par curiosité pour connaître une méthode qui s'applique autrement que par la sanction. »
 Pendant que les stagiaires prennent studieusement des notes, les chiens reprennent les exercices : le "pas bouger", faire revenir le chien vers soi, vérification des dents et des oreilles pour voir si le chien s! e laisse facilement examiner... Les animaux sont récompensés pour chaque bon comportement.

« On a préféré prendre
les devants »

 Laure, 16 ans, vient ici depuis 5 mois avec Bouba, un bouvier bernois. « Comme c'est un gros chien, on s'est dit qu'on aurait des problèmes s'il était mal éduqué donc on a préféré prendre les devants. On a fait le choix de venir ici car c'est moins strict, elle peut jouer, elle est mieux que tout le temps avec sa laisse », explique la jeune maîtresse.
 Dans le groupe, il y a aussi les deux frères de Natzwiller, Éric et Christophe venus avec leurs terre-neuve. Ils sont d'abord venu ici pour Benny qui a 4 ans. « Quand on a eu Benny, il avait 11 mois. Il n'écoutait rien du tout, il n'était pas propre. En venant, ici tout s'est arrangé, il écoute mieux », affirme Christophe.
 Des chiens en liberté et des maîtres contentés, la formule de Laurence et Martine a visiblement du succès. Les deux femmes ont décidé d'en! faire un livre, J'éduque mon chien moi-même, disponible sur le site educationcanine.net

 

Isabelle Halliez

Pratique : pour des renseignements concernant les séances d'éducation canine, Tél: 06 31 16 56 14

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 30.8.2008


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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 15:43
C'est demain que commence le stage que Martine et moi organisons en Alsace, pour les comportementalistes qui ont besoin d'apprendre des méthodes pour aider leurs clients à contrôler leurs chiens, de manière non violente.

Durant 8 jours complets, nos stagiaires vont expérimenter différentes situations, du chien qui tire sur sa laisse en promenade, à celui qui ne revient pas quand on l'appelle, en passant par celui qui est insupportable au restaurant.

Elles (puisque les stagiaires sont toutes des femmes) sauront, à l'issue de ce stage comment aider les clients qu'elles ont d'abord conseillé au sujet des comportements de leurs chiens, à mieux gérer leurs animaux.

à dans une semaine pour les photos et le compte rendu du stage !
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