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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 09:52

Dans notre dernière chronique, nous évoquions tous les bienfaits de la présence d’un compagnon canin sur notre santé et notre moral. Intéressons-nous à présent à la réciproque.

Grâce à nous les chiens n’ont pas à chasser pour se nourrir : nous nous chargeons de leur acheter la meilleure alimentation possible, distribuée selon les recommandations des professionnels compétents. Nous veillons à leur santé, les vaccinant et les amenant si nécessaire à la clinique vétérinaire, leur fournissant tous les médicaments utiles à leur mieux-être.

Le panier moelleux dont le prix est pourtant exorbitant importe peu : leur confort est prioritaire.

Distractions

Nous leur achetons les jouets les plus récents, sophistiqués, économiques ou hors de prix pour les aider à tuer la solitude lors de nos longues absences.

Ils font la connaissance des enfants, du voisinage, partent en vacances avec nous ou séjournent dans des pensions ultra dévolues à leur agrément, et assistent à nos fêtes de famille.

Education

Parce que c’est une obligation légale, nous leur apprenons un minimum de règles de savoir vivre et les conduisons chez des professionnels ou des bénévoles qui sauront comment les bichonner.

Nous allons parfois beaucoup plus loin en les incitant à slalomer sur des parcours sans cesse renouvelés, éviter des obstacles ou danser sur des praticables.

Promenades

Munis des colliers scintillants et de laisses phosphorescentes, nous arpentons par tous les temps les paysages de notre région, afin de leur fournir un maximum de stimulations sensorielles et d’exercices physiques. De ce fait, leur poids de forme est entretenu, ils sont défoulés, stimulés, repus de nouveautés puisque l’on change sans cesse de trajectoire.

Rencontres avec congénères

Grâce à nous, ils ont des relations et peuvent interagir avec d’autres compagnons canins, s’exercer aux codes de communication canine, jouer, éventuellement se confronter.

En cas de danger face à un malotru, il suffit de garder la laisse bien tenue, et les risques sont considérablement annihilés.

Valorisations des égos

Nous les prenons fièrement en photos dans toutes les situations du quotidien, publions sur les réseaux sociaux les clichés de leurs vies transformées en épopées. Ils sont inscrits à des concours en ligne, participent à des expositions visant à désigner le plus beau représentant du jour.

Pour eux, nous faisons les meilleurs choix, pour leur prouver à quel point nous les aimons.

Correction, à quel point nous nous aimons.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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Published by Laurence Bruder Sergent (Vox Animae)
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 18:58
passez le certificat de capacité Ile de France, Rhônes Alpes, Alsace

Mettez vous en conformité avec la loi avec Vox Animae, Organisme de Formation habilité par l'Etat pour dispenser la formation et faire passer l'examen : http://www.vox-animae.com/certificat-de-capacite.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:25

Les personnes qui n’ont jamais vécu avec un animal à leurs côtés ne peuvent pas se rendre compte de ce qu’elles ont manqué. Voici quelques éléments pour faire comprendre aux réfractaires ce que ces amis à poils apportent à leurs propriétaires.

Les premiers interrogés évoquent un fidèle compagnon de vie et un accompagnateur de promenades qui veille sur eux tout en partageant des moments agréables lors de leurs pérégrinations (dans la nature ou en ville). Certains chiens sont même des entraîneurs sportifs, puisque l’humain doit s’aligner sur leurs rythmes canins sous peine de se faire distancer ou de les perdre. Du coup, ils font de l’exercice !

Bienveillants et patients

Véritables membres de la famille qui suivent lors des journées festives entre amis ou lors des vacances, les chiens sont de bonne compagnie et sans jugement envers nous.

Rarement en colère envers les humains même s’ils ne sont pas à la hauteur de leurs besoins, peu sujets aux sautes d’humeurs, ils sont souvent très tolérants avec les enfants, allant même jusqu’à supporter certains comportements pourtant harcelants.

Tendresse, douceur et sécurité

Ils acceptent volontiers de partager un morceau de canapé ou de transat pour une sieste dominicale, quitte à servir de bouillote ou d’oreiller.

Les caresses d’un pelage, les échanges de regards complices, les moments tendres, joyeux et doux partagés à n’importe quelle heure du jour (et parfois même la nuit !) agissent comme des anxiolytiques : ils apaisent les protagonistes et diminuent leurs niveaux de stress.

Facteurs de bonne santé

De plus en plus d’études scientifiques montrent les bienfaits sur la santé physique des propriétaires d’une présence canine. Ce fait a été prouvé par une étude menée sur 3 continents et présentée à Glasgow lors de la Conférence Internationale sur les Relations entre l’Homme et l’Animal, avec une différence allant jusqu’à 20 % au niveau de la fréquentation des cabinets médicaux des personnes comptant au moins un animal dans leurs foyers.

Coach de vie ?

Présents tous les jours, ils sont un élément fixe, dont l’existence persiste malgré les évènements perturbants de la vie humaine.

Ils sont aussi d’excellents déclencheurs de prises de conscience au quotidien, prétextes à réfléchir sur les manières d’agir avec soi-même ou de fonctionner avec les autres. Ils aident à se remettre en question, notamment lorsque l’on rencontre des difficultés de cohabitation.

Ils motivent à sortir et rencontrer du monde à l’extérieur même lorsque la paresse ou la tristesse pousseraient à se cloitrer. On a déjà vu des animaux servir d’agents matrimoniaux !

Par ailleurs, comme ils ont besoin d’être pris en charge puisqu’ils ne sont pas autonomes sans l’aide de leurs maîtres, ils incitent à se décentrer pour se tourner vers un autre intérêt que le sien propre.

Un ami indéfectible

Vous qui lisez régulièrement cette chronique savez que le tableau idyllique décrit ici n’est pas toujours aussi positif car nos meilleurs amis ont des humeurs, des manies, des défauts. Comme nous, finalement.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

Dans notre prochain numéro nous nous intéressons à la réciproque : ce que les propriétaires apportent à leurs chiens

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 19:24

Impressionnantes, au volume sonore élevé et parfois graves, les bagarres entre chiens ne plaisent ni aux protagonistes, ni aux propriétaires, ni aux observateurs. Quelles en sont les raisons possibles ?

Il y a des profils particulièrement belliqueux, tant chez les chiens de sang pur que chez les croisés. Plutôt que de généraliser à toute une race de prétendues tendances comportementales aux conduites agressives, il est plus sage de s’intéresser aux individus et à leurs motivations propres.

Gérer une menace approchante

L’une des raisons principales des menaces et éventuels passages à l’acte consiste à défendre des ressources qui sont précieuses pour le sujet en question, telles un jouet, une nourriture ou même le propriétaire, face à un congénère qui s’approche dangereusement de l’une d’elles. L’individu canin se sent en situation de perdre un élément qui est très important pour lui, il se charge donc de le signifier clairement. Les mises en gardes sous formes de grognements, aboiements, poils hérissés ou immobilisations servent précisément à éviter à l’émetteur de devoir mordre. Mais si son vis-à-vis ne tient pas compte de ses avertissements, il n’a plus d’autre choix que d’agir, il mord ou bondit sur lui.

Il en va de même pour l’animal dont les émotions sont débordées : parce qu’il a peur, ou mal, qu’il a besoin de davantage d’espace ou qu’il est stressé, il adopte un mode défensif pour répondre à ce qu’il perçoit, lui, comme une agression.

Pour son bénéfice

Dans la modalité offensive se trouvent les individus qui attendent une réaction du congénère : une meilleure place cédée sur le canapé, le morceau de bois qu’il tient dans sa gueule, une reculade s’il se trouve trop près, et ainsi de suite. L’initiateur de l’intimidation cherche ainsi à obtenir et se sert des codes qu’il connait, qu’il a déjà expérimentés et qui sont efficaces, dans son intérêt ou celui de ses protégés (un autre chien, un membre de sa famille, etc.).

Une idée reçue très répandue consiste à véhiculer l’idée que les chiens veulent absolument se dominer mutuellement, et que c’est principalement pour cela qu’ils en viendraient à la violence.

C’est une erreur : nos compagnons canins cherchent d’abord à être bien dans l’instant, à l’aise émotionnellement, repus et bien installés sur de moelleux supports, sans trop de stress ou d’inquiétudes quant à leurs ressources affectives … et les jeux de pouvoir passent la plupart du temps, après leur confort. A l’inverse des humains ?



Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:18
les 3 régions où se former avec Vox Animae
les 3 régions où se former avec Vox Animae

Depuis le 1er Janvier 2015, toute personne qui exerce une activité professionnelle avec les animaux est tenue de détenir le certificat de capacité pour les activités associant les animaux domestiques.

Vox Animae est habilité à dispenser cette formation et le passage de l'examen pour l'obtention du certificat.

Nous avons déterminé 3 dates dans 3 régions différentes : en Rhones Alpes (Juillet), Ile de France (Décembre) et Alsace (Juillet).

N'hésitez pas à vous renseigner, à lire attentivement les décrets et textes de lois car comme chacun sait "nul n'est sensé ignorer la loi".

Lire le décret

Lire l'arrêté du 16 Juin 2014

Pour vous inscrire à l'une de nos formations, nous vous donnons rendez vous sur cette page.

Vox Animae habilité par l'Etat

Vox Animae habilité par l'Etat

Professionnels de l'animal : la loi a changé
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 11:50

Chaque propriétaire aimerait bien que son animal soit heureux, sociable, obéissant et plaisant dans toutes les circonstances de la vie quotidienne. Doit-on modifier les traits particuliers des chiens ?

Stella a 7 ans, et depuis toujours, elle évite la proximité des autres chiens. En promenade elle fait en sorte de dévier sa trajectoire si elle voit un congénère au loin et tout se passe bien si personne ne la force d’une quelconque manière. Si d’aventure une rencontre imprévue se produit, elle quitte les lieux, à son rythme, sans panique ni intérêt pour la situation, simplement parce qu’elle n’a pas le goût de rester sur place. Elle montre clairement ce dont elle a envie, et ce qui ne lui convient pas.

L’intérêt de qui…

Ses maîtres aimeraient pourtant que Stella s’amuse avec les autres chiens et qu’elle prenne du plaisir à les côtoyer. Un travail de socialisation est donc effectué sur plusieurs mois et durant des séances hebdomadaires, car ils estiment qu’elle serait plus heureuse à fréquenter des compagnons de jeux. Cependant la chienne ne semble y voir aucun bénéfice, ne s’intéresse pas aux activités proposées, et l’exprime en se plaçant près du portail dès qu’elle est libérée de sa laisse : elle attend que la séance se termine le plus rapidement possible.

Vous avez compris : on peut être sociable, c’est-à-dire connaître les codes de communication de son espèce et les utiliser correctement, et ne pas avoir pour autant le souhait d’interagir avec ses semblables !

Améliorer ou contrôler à tout prix ?

Tabasco est un jeune adulte de 3 ans, qui vit paisiblement avec son entourage humain à la campagne. Une ou deux fois l’an, il est emmené pour un tour en ville, lors d’une promenade dominicale à la Petite France. Malheureusement ces excursions se passent systématiquement mal : il rampe sur les trottoirs, sursaute aux passages des voitures ou du tram, halète et tremble du début à la fin de la balade.

Percevant parfaitement son angoisse, sa famille d’adoption a décidé de l’emmener tous les samedis cheminer dans les rues, sous le regard des passants et de ses propriétaires bienveillants, mais inconscients des résistances émotionnelles qu’ils génèrent en croyant bien faire.

Vouloir familiariser son animal aux stimulations citadines pour faire baisser son niveau de stress et lui permettre de vivre plus sereinement leurs expériences urbaines est une bonne idée – on procède alors par une habituation lente, précise et conscientisée à des stimulations de plus en plus intenses. Mais lorsqu’il s’agit de situations très occasionnelles, il est à considérer que les tensions générées par le travail, forcément engagé sur du long terme, ne sont pas tout à fait cohérentes avec les sorties que le sujet vivra exceptionnellement.

A qui est ce que cela fait vraiment du bien ?

L’humain apprécie de contrôler son environnement, et de faire en sorte que tout se déroule comme il le voudrait, selon ses règles, ses croyances et ses valeurs.

Finalement il est utile de se poser la question du réel bienfait pour l’animal face aux exigences permanentes que s’imposent les humains. Est-il vraiment indispensable de le forcer à supporter des conditions qu’il ne veut pas connaitre ? Est-il légitime de le soumettre à des stimulations qu’il ne rencontrera que rarement ? Faut-il absolument modifier son comportement parce qu’il ne nous convient pas ? Dans un certain nombre de contextes nous nous obstinons à vouloir changer nos chiens, sans tenir compte de leurs limites, alors qu’eux-mêmes nous montrent comment faire : plutôt que de s’obstiner à changer les choses, ils pratiquent l’évitement et s’en portent très bien.

Laurence Bruder Sergent

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 14:11

Ce rappel pourrait paraitre superflu. Malheureusement tous les jours il se produit des épisodes qui auraient pu ne jamais survenir si les protagonistes concernés avaient réfléchi davantage en amont.

Exemples du quotidien

Un chien traditionnellement hargneux avec ses congénères qui est lâché dans le parc de la ville un dimanche après-midi alors que plusieurs spécimens s’y trouvent aussi avec leurs propriétaires et leurs familles. Un autre maintenu en laisse alors que ses vis-à-vis sont tous lâchés et se précipitent vers lui. Le troisième qui se retrouve hélitreuillé dans les bras quand un de ses semblables cherche simplement à faire connaissance par le flairage.

Il est parfois étonnant de constater que certains évènements ne donnent pas lieu à des réflexions ni à des changements d’attitudes, de la part des humains comme des individus canins.

Penser aux autres chiens

Que l’on ait soit même un animal sociable n’implique pas que tous ceux que l’on va croiser le soient aussi. Et inversement. Pourtant les phrases comme « ne vous inquiétez pas, il est gentil ! » ou « ne laissez pas le vôtre approcher du mien, il ne les aime pas ! » criées de loin se font entendre … sans succès la plupart du temps.

De même, alors que des cours d’éducation canine existent pour élever les niveaux de sociabilité des chiens et réduire les risques d’altercations, peu de propriétaires (au regard de la totalité des chiens en France) se donnent la peine de les y conduire. Pourtant si un maximum d’individus suivait quelques leçons basiques de bonne conduite, les risques seraient réduits à leur strict minimum.

Penser aux humains

Les passants aussi sont parfois victimes des maladresses volontaires ou involontaires des autres promeneurs, moins soucieux qu’eux du respect et de l’intégrité physique de chacun. Ainsi un propriétaire de grand modèle théoriquement pacifique et tenu en laisse comme il se doit, se voit frôlé par un autre binôme canin alors que tout l’espace aurait permis un changement de trottoir et réduit à néant les problèmes liés à l’exiguïté des lieux. Ou une personne qui a peur des chiens et fait tout pour les éviter, qui se voit forcée de se laisser sentir, sous prétexte qu’il est inoffensif. Certes, il l’est sans doute, mais la crainte aussi, et elle se doit d’être respectée.

L’esprit civique revient à la mode, l’intérêt bienveillant pour autrui aussi. Il y a donc lieu d’être optimiste, les comportements peuvent changer.

Laurence Bruder Sergent

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 16:23
la couverture du 1er Emag de Vox Animae
la couverture du 1er Emag de Vox Animae

Découvrez les articles des comportementalistes engagés dans une charte d'éthique et de déontologie d'un réseau aux valeurs fortes !

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 18:46

Les professionnels du monde du chien déconseillent fortement les achats, qu’ils soient impulsifs ou conscientisés, de chiots dans les foires. Quelles en sont les raisons ?


Lorsque l’on cherche à acquérir un animal et si l’on veut exclure l’idée de laisser faire le hasard, la chance ou la loterie, certains lieux sont à exclure d’entrée. Certes une boule de poils que le bon commerçant pose dans les bras est attendrissante, mais ne doit pas empêcher de se concentrer sur le plus important : un contexte de naissance et de croissance qui correspondent à son futur style de vie avec ses maîtres et un maximum de sérieux dans l’élevage des petits.

Selon les attentes quant aux rôles que le chien devra remplir, les emplois du temps et goûts plus ou moins prononcés de chacun pour les promenades, le sport et les activités canines, le choix de son type (race ou croisé) ne peut pas être fait à lalégère ni sur un coup de tête. Or c’est souvent ainsi que les choses se décident dans ces grands évènements commerciaux.

 

Pas d’idée sur les conditions d’élevage


Il est important de pouvoir observer les comportements des géniteurs et des autres chiens présents sur le lieu de naissance du chiot que l’on convoite, car ils participent activement à sa socialisation, son adaptabilité et à la construction de son futur tempérament. Cela n’est pas envisageable lorsque l’on se rend sur un salon et non à l’élevage directement.

Amenées par leurs naisseurs, parfois sans leurs mères, des portées entières sont exhibées pour favoriser les coups de cœur des acheteurs potentiels. La traçabilité et la réelle généalogie sont difficiles à vérifier de même que l’environnement dans lequel les chiots ont grandi, l’âge auquel ils ont été séparés de leurs ascendants, et le niveau de stimulations auxquelles ils ont été potentiellement confrontés. Les photos qui peuvent être présentées ne préjugent en rien de la réalité.

Ces salons offrent la possibilité à certains de se séparer des invendus dont ils n’arrivent pas à se défaire, car trop âgés pour séduire facilement les acquéreurs en quête de plus jeunes modèles ou  issus d’un croisement malencontreux (attention à ne pas acheter de chien « de type »), etc.

Par ailleurs, une fois l’achat réalisé, si le sujet ne correspond pas aux attentes ou qu’il a un vice caché, il sera difficile de demander des explications à quelqu’un qui a son exploitation en dehors de la région.  

 

Bien être et confort … aléatoires


Des conditions de transport et d’entreposage sur le stand potentiellement déplorables, avec de longues heures d’enfermement, une atmosphère parfois étouffante et très bruyante… peuvent provoquer des dommages sur le mental, l’émotionnel et le comportement global des chiots, à court et moyen terme.

En général les notions d’hygiène et de santé sont respectées et contrôlées par un vétérinaire lors de ces foires, et les vaccinations doivent être à jour pour pouvoir vendre, mais il n’empêche que chaque année, les maladies exterminent un certain nombre d’individus.

 

Mieux vaut chercher ailleurs son bonheur


Si l’on cherche un animal avec pedigree, les éleveurs professionnels de chiens de race sont soumis à de nombreuses obligations qui sécurisent les acheteurs et apportent des garanties bien meilleures et éprouvées.

D’autres lieux existent aussi pour se procurer un compagnon dont on veut sincèrement prendre soin durant des années : les refuges et les associations, entre autres, qui connaissent bien leurs pensionnaires et sauront conseiller chaque adoptant en fonction des profils et des possibilités de chacun.

Attention donc à ne pas souscrire aux chants des sirènes ni croire aux mirages, car les désillusions sont plus nombreuses que les satisfactions à acheter son compagnon sans réflexion.

 

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 11:13

Il est vous est certainement déjà arrivé de penser que l’attitude de votre chien n’était pas acceptable, et qu’il fallait faire quelque chose pour le lui faire comprendre.


La  semaine dernière, une personne a mordu son chien, pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas le droit d’utiliser ses dents sur lui. L’animal avait ramassé un déchet durant la promenade et s’en délectait, alors son maître, trouvant cela écœurant ou dangereux, avait tenté de le lui sortir de la gueule. Si le second a probablement eu peur pour la vie de son meilleur ami et estimé qu’une intervention immédiate était indispensable, le premier s’est senti menacé alors qu’il profitait tranquillement de son trésor… et s’est défendu devant « l’agression ».

 

Faire comme lui pour qu’il apprenne ?


Comme le propriétaire s’est fait mordre, il a pensé bien agir en utilisant le même mode d’agression, persuadé qu’ainsi, son toutou apprendrait par l’expérience à ne plus le faire lui-même. Il a cru sincèrement qu’en se comportant comme lui, l’animal comprendrait son erreur et ne recommencerait pas.  Au final, les incompréhensions mutuelles ont conduit le quadrupède à utiliser ses dents, et l’humain à se venger de la même manière, avec les siennes sur l’oreille canine.

 

Une question de point de vue


Chaque protagoniste estime être dans son bon droit, en défendant une ressource ou en agissant de manière responsable, éducative voire punitive. Or L’homme et le chien ne partagent pas les mêmes codes de fonctionnement ni les mêmes ressources, ils ne communiquent pas de la même manière entre eux et n’ont pas les mêmes normes de références (chacun vit dans un monde qui lui est propre).
Il est donc à craindre que le chien n’a rien appris à la situation vécue, sauf peut-être que cet humain est étrange de se comporter de la sorte puisque lui-même n’a fait que défendre ce qu’il s’était légitimement approprié, et que si cela avait été avec un congénère, dans des conditions similaires, soit ce dernier ne se serait pas permis de venir le déranger, soit il aurait utilisé une approche différente.

 

Qui a raison, qui a tort ?


Finalement les deux points de vue sont compréhensibles, l’un et l’autre ont vécu une même situation de manière différente et l’ont interprétée selon les codes qu’ils connaissent, ne sachant pas que l’individu en face n’avait pas les mêmes.

Dans ces circonstances similaires il est recommandé d’anticiper ou détourner son attention (voire la méthode B.E.T.I.S.E.S. déjà évoquée ici), mais pas de se comporter comme si l’on était un chien, car nous ne le sommes pas, et il ne s’y trompe pas.

 

Laurence Bruder Sergent

 

www.vox-animae.com

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