Le Docteur Vétérinaire Jacques Millemann, spécialisé en homéopathie, vient apporter son aide à notre comportementaliste Laurence Bruder Sergent, qui nous résume depuis quelques semaines les origines possibles des problèmes de comportement des chiens.

Nous l’avons vu dans les articles précédents, différents facteurs entrent en ligne de compte lorsque l’on cherche à comprendre les origines des comportements non souhaités des chiens : elles peuvent être liées au contexte de vie de l’animal, à ses conditions de développement et de croissance, ou à son âge. Toutes ces éventualités peuvent d’ailleurs se combiner et former un ensemble multi causal.
 
La santé est déterminante


Bien entendu, la santé de l’animal reste primordiale. Pour éviter de passer à côté d’une cause biologique et s’assurer que les problèmes de comportement ne sont pas révélateurs d’un trouble organique, le vétérinaire doit prendre en compte un certain nombre de critères.
Le Docteur Vétérinaire Jacques Millemann évoque quelques hypothèses :
- Les prédispositions raciales, liées à la sélection de l’Homme : un terrier par exemple élevé pour chasser renard ou blaireau dans son repaire aura normalement un caractère plus dur, plus accrocheur qu’un retriever chien de chasse spécialisé dans le rapport du gibier abattu ;

- les maladies acquises du fait d’une mauvaise alimentation, ou d’un dysfonctionnement interne : les chiens aussi développent des pathologies qui perturbent toute leur biologie ;
- les accidents, chocs, et leurs suites : la douleur, le traumatisme, le stress ressentis ont des conséquences sur l’attitude de tout être vivant ;

- les tares congénitales, les infirmités, les troubles sensoriels : un chien sourd ou aveugle, handicapé moteur ou cérébral n’a pas la même acuité qu’un individu sain et performant à 100 %. De ce fait, l’amoindrissement de ses capacités l’affaiblit et peut l’amener à produire des comportements adaptatifs différents ;
- les douleurs diverses ont aussi leur rôle : elles engendrent très légitimement  une réaction de défense ;
- la dégénérescence sénile : comme nous l’évoquions il y a quinze jours, l’âge venant, nous sommes plus irritables, moins patients. Les chiens aussi. La diminution de l’acuité sensorielle (cataracte, surdité liée à l’âge…) et l’arthrose (ou dégénérescence articulaire) entraînent une crainte, de la méfiance voire de l’anxiété ;
- les évènements physiologiques, l’équilibre hormonal, les parasitismes éventuels (comme gale, démodécie, verminoses …)…
 
A la lecture de cette liste non exhaustive, on l’aura compris, un examen vétérinaire préalable à une visite chez un comportementaliste est toujours souhaitable afin d’éviter de passer à côté d’un problème physiologique.
 
Laurence Bruder
Sergent
www.comportement-canin.com
 
avec l’aide du Docteur Millemann


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LIEU : Salle de la Communauté de Communes du Pays de hanau
à Bouxwiller

10, rue d'Obermodern
près du supermarché Match
à 20h00

Durée 2h00
TARIFS :
5 € si inscription ou réservation au préalable (même par téléphone)

Sinon, 7sur place

Inscriptions et renseignements

à l'Office de Tourisme du Pays De Hanau-Val De Moder : 03 88 89 55 23



THEME
: Les pbs de comportement du chien : agressivité, destructions, aboiements, malpropretés...

Tout public


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Quelques 100 personnes s'étaient déplacées pour entendre parler du chien adolescent




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pour s'inscrire, contacter l'association CAD : www.comportementaliste-associationcad.org 

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Patrice Seiler

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La Société Centrale Canine me fait l'honneur de publier l'un de mes artiches dans sa prochaine revue « Cynophilie Française »..

Les abonnés à cette revue pourront lire l'article qui concerne les aboiements des chiens.

Merci à la SCC pour cette confiance !

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Age et comportements


Comme nous l’avons vu il y a quinze jours, le contexte de vie de l’animal a une forte influence sur son comportement. Néanmoins l’environnement et les conditions de développement ne peuvent pas rester les seuls éléments pris en compte, l’âge de l’animal est aussi déterminant.


Pour les personnes qui ont déjà eu l’occasion de voir grandir un chiot dans leur foyer, certains souvenirs des plus ou moins grandes bêtises du « petiot » en plein devenir, sont parfois douloureux.

Depuis le chiot qui mordille tout ce qui passe à sa portée, (objets précieux ou/et utilisés quotidiennement), jusqu’à l’adolescent beaucoup plus intéressé par son statut auprès de ses congénères que par ses maîtres, en passant par au jeune qui cherche à se positionner dans le groupe et n’apprécie pas de se conformer à l’autorité… La vie des propriétaires d’un jeune chien n’est pas toujours un long fleuve tranquille.


Ne pas aller trop vite dans l’interprétation  

De là à qualifier les comportements agaçants (certes), de troubles du comportement, il y a une déformation des  faits qui ne peut pas être faite consciencieusement.
En effet, il est bien normal pour un individu juvénile de passer par différents stades, qui font justement, partie de sa croissance.

Comme un chiot pourrait-il apprendre à être propre, s’il ne fait pas l’expérience de ce que l’on attend de lui ?

Comment apprendrait-il qu’il ne doit pas tout prendre en gueule s’il ne passe pas par l’apprentissage que l’on ne le souhaite pas ?

Comment apprendrait-il à bien vivre avec les humains et les chiens, s’il ne vit pas concrètement les situations ?

 

Attendre de lui qu’il soit vite grand 

Nous avons tendance à être trop pressés, à attendre un chien calme, mature et obéissant dès son arrivée à la maison, mais cela n’est pas possible. Il doit évoluer, apprendre et traverser différents phases.

nous ne pouvons que l’accompagner.

Mieux vaut éviter de réprimander les comportements désagréables, et plutôt prendre les précautions qui s’imposent pour lui donner ce dont il a besoin afin de se construire sereinement : des règles de vie dans la maison, de l’exercice (adapté à sa taille, sa croissance, son âge, ses besoins), de la patience et de la cohérence.

Une fois le développement précoce terminé, l’adulte est enfin posé, agréable à vivre et équilibré. A conditions que les bases solides aient été données auparavant. Dans le cas inverse, il sera tout aussi ingérable qu’un jeune chien fou !

 

Quand il prend de l’âge

Quelques années plus tard, arrive le moment de la vieillesse. Comme chez tous les êtres vivants, la patience fait défaut aux vieux chiens, l’irritation gagne et déborde plus ou moins vite, les douleurs physiques peuvent grandement le perturber. N’oublions pas que les chiens aussi ont leur lot de tensions et qu’ils doivent faire face du mieux possible, selon l’âge et l’état de leurs organes.

Ainsi, avant de qualifier des attitudes de « problèmes de comportements » voire de « pathologie comportementale », intéressons-nous à l’intégralité des éléments utiles à une bonne compréhension, sans négliger la question importante de l’âge des individus en présence.

 

Laurence Bruder Sergent

www.comportement-canin.com

 


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Le comité de la Société Canine du Bas-Rhin a le plaisir de vous convier à une prochaine conférence.

Elle sera animée par Mme Laurence BRUDER-SERGENT, comportementaliste, et se tiendra le :

23 octobre 2009 à 19h 30 (durée: environ 2 heures) au Training Club Canin de Strasbourg
Rue des Corps de Garde – 67100 STRASBOURG
(Près du terrain d’aviation du Polygone)

Le thème abordé sera le développement comportemental canin de la période juvénile à l’âge adulte.

Nous vous rappelons que cette conférence sera gratuite pour les membres de la S.C.B.R. (la carte de membre sera exigée), pour les autres, une participation de 5 € sera demandée et encaissable sur place. Le nombre de places étant limité, nous vous conseillons vivement de retourner le talon-réponse au plus vite. Comptant sur votre présence, ce qui sera pour nous un encouragement à continuer ces initiatives et en attendant le plaisir de vous accueillir, veuillez recevoir, Madame, Monsieur,nos salutations les plus cynophiles.

 

 

Denise HOFFMANN

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Il a grandi !

 (suite de l'article paru dans Atout Chien et sur le site de Frenchtoutou)

 

   

La petite boule de poils qui partage votre vie depuis plusieurs semaines a grandi. Que va-t-il se passer à présent pour ce chiot qui est loin d’avoir terminé sa croissance et pour vous, qui assistez au spectacle ?

 

La période des premiers apprentissages à vos côtés s’est déroulée avec plus ou moins de difficultés, mais c’est enfin acquis : il est propre (ou presque), mordille de moins en moins, s’attache à vous mais apprend aussi à rester seul quelques heures, et prend confiance en lui.

 

Vous avez pris le temps de l’emmener se promener dans des endroits variés, pour qu’il s’habitue à un maximum de situations et de stimulations de ses sens auditifs, visuels et olfactifs, et sache se comporter en société. Il y a encore des ratés, mais il continue d’apprendre régulièrement grâce aux expériences que vous lui faites vivre.

 

La période de la prépuberté

 

A présent il arrive dans la période de prépuberté, celle qui précède l’adolescence. Selon les races, elle commence autour de la 10-12ème semaine et jusqu’à la maturité sexuelle (phase appelée juvénile ou adolescence).

 

Votre chiot est de plus en plus maître de ses mouvements, il joue, bondit, poursuit les balles, il cavale ! Par contre il est loin de maîtriser ses émotions, et peut facilement être traumatisé par un bruit ou un mouvement brusque.

 

Il est impressionnable par les chiens adultes (et le restera encore plusieurs mois) et apprend les postures de soumission/domination lorsqu’il interagit avec eux.

 

Il est plutôt facile à dresser, surtout si on sait faire preuve de patience et de douceur, et ne craint pas les humains étrangers s’ils sont amicaux. A condition d’avoir bénéficié de conditions de développement précoces correctes ! Sinon il aura peur des humains étrangers et ne se laissera pas approcher.

 

Puberté

 

 

Cette période est appelée « adolescence » chez les humains, mais on parle plutôt de « puberté » chez les chiens. Les scientifiques déterminent son commencement autour des premières chaleurs de la chienne et de la sécrétion de la testostérone chez les mâles, qui arrivent souvent en même temps que le marquage urinaire (les mâles se mettent à lever la patte). Mais l’expérience des professionnels et des propriétaires varie légèrement, car on relève souvent des changements de comportements avant même la venue des premiers « levers de pattes » ou des chaleurs de la femelle.

 

Il faut reconnaitre que ces mois de la croissance d’un chien soit assez périlleux pour qui n’y est pas préparé. L’animal « se cherche », il teste son entourage et expérimente les réactions de son environnement. Il s’assure de son statut auprès des congénères de même sexe qu’il croise, fait mine de ne pas avoir entendu son maître qui l’appelle, s’attarde sur les traces odorantes rencontrées en promenade et tarde à revenir lorsqu’on le sollicite.

  

Voici un petit inventaire de ce que vous pouvez rencontrer au moment de :

  

La prépuberté

la puberté

Commencement autour de 10-12 semaines jusqu’à la maturité sexuelle

Commencement autour de 10 à 18 mois selon les races et durant plusieurs mois voire une année pour les races de grande taille

Þ    Les changements physiologiques et bouleversements hormonaux le perturbent grandement

Þ    Il cherche sa place dans le groupe, a besoin de contacts affectifs avec ses maîtres, mais aussi de règles de bases solides au sein de l’habitation

Þ    Difficultés à maintenir une attention soutenue durant de longs moments, les séances d’éducation doivent être courtes et ludiques

Þ    Tendance à s’exciter pour un rien, gestion des émotions instable : il passe de grands moments d’enthousiasme à une grosse fatigue

Þ    Relativement facile à dresser si on s’y prend bien mais peut très vite ressentir des peurs, de la lassitude ou de l’ennui

Þ    Les mâles sécrètent de la testostérone en grande quantité, ce qui génère des comportements spécifiques chez les mâles adultes en face de lui

Þ    Marquages urinaires des mâles

Þ    Premières chaleurs de la chienne

Þ    Tensions avec les propriétaires : refus de l’autorité, récalcitrant à l’obéissance, il a tendance à faire « la sourde oreille », et les premières conduites agressives envers ses maîtres peuvent se produire à cette période

Þ    Accrocs avec les autres chiens : il cherche à connaitre son statut et se mesurer à ses congénères, quitte à aller jusqu’à l’affrontement

Þ    Premiers essais de sexualité, chevauchements (avec des ratés, souvent)

Þ    Fugues possibles car il ne veut pas se laisser gérer

Þ    Comportements agités, nervosité, tentatives pour faire réagir les propriétaires par tous les moyens dont il dispose

 

 

Rassurez-vous, tous ces signes ne se produisent pas forcément ! Peut-être que vous n’allez même pas vous rendre compte que votre chien est entré dans l’une des phases énoncées ci-dessus de manière très paisible… et si jamais vous deviez être confronté à certaines situations qui vous paraissant ingérables, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels.

Cette période est de toute façon transitoire, et tôt ou tard, elle cesse.

Il faut donc, comme toujours, être patient, constant, bienveillant et cohérent pour l’aider à passer le cap et pour que votre chien devienne un compagnon idéal.

 

 



Laurence Bruder Sergent

Retrouvez les illustrations de Lisa Isirdi sur son blog :
http://vaudoo.blogspot.com/


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C'est une oeuvre de mon confrère Vincent Pfeiffer, avec la participation bénévole de Lula et Padouk

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